Errances

15 février 2019

god no!

Filed under: - Evan — Evan @ 11:22

petite merde

Filed under: - Evan — Evan @ 11:16

Ça a commencé quand je suis sorti de chez moi. Un cycliste qui passait a lancé « connard ! ». Je me suis retourné, il n’y avait que moi dans la rue. Puis les maisons, avec leurs volets à moitié baissés me jugeant à mon passage. Et les pigeons qui roucoulaient « enfoiré, enfoiré » en s’écartant de mon chemin. Ensuite l’église a sonné et l’air chantait « voilà l’enculé ! c’est l’enculé ! ». Même mon ombre m’a fui et je l’ai vu me faire un doigt en disparaissant derrière le mur. J’ai secoué la tête et me suis dit : « je suis con d’imaginer toutes ces choses… ».

13 février 2019

L’homme sur le banc

Filed under: - Evan — Evan @ 18:59

Je croise un homme sur un banc. Il a les traits tirés, des cernes en poches noires sous des yeux fatigués. Il crie à plein poumon, un formidable cri qui n’en finit pas et que j’avais entendu depuis l’arrêt de bus duquel j’étais descendu. Un fou me dis-je.

Quand je passe devant lui il se tait et me dit bonjour. Je lui réponds en pressant le pas. Il me demande si je veux bien crier pour lui. Je m’arrête par politesse et décline sa demande mais il insiste. Pour ne pas le froissé, je pousse un « Ah » timide et éraillé.

Il crie à son tour en m’imitant. Le sien est plus fort et ferme. J’en pousse un autre, plus réussi. Il remet ça encore plus tonitruant. Il me montre son ventre, simule le passage de l’oxygène dans sa gorge. Je m’applique, pris au jeu.

Bientôt je hurle avec lui de toutes mes forces. Je finis par tousser et cracher, à bout de souffle. Lui continu encore sur la même note comme si son souffle était infini. J’ai la tête qui tourne, je m’assoie à côté de lui.

Il se tait. Il me demande de crier une nouvelle fois, juste pour voir. J’essaye mais à ma grande surprise rien ne sort. Je n’étouffe pas, je me sens même léger, pourtant je n’arrive à sortir qu’un petit ah comme un miaulement à peine audible.

Il me dit : voilà, vous avez déballé votre sac et maintenant il ne vous reste plus rien en travers de la gorge.

Il me salue tandis que je reprenais ma route. Derrière moi je l’entends reprendre son crie immense et sans fin.

 

12 février 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 20:14

La cité judiciaire

Filed under: - Evan — Evan @ 20:03

Je rentre dans une pièce où l’on a jeté deux bureaux, quatre chaises et un meuble de rangements. L’agencement est du type temporairement permanent, du genre on s’y sent mal mais on ne touchera jamais à rien, de peur de casser la routine sans doute.

Je m’installe à gauche en face de la poupée en uniforme qui m’a servi de guide. Elle a une bouche énorme, tirée comme un élastique d’une joue à l’autre. Elle a des petits yeux bleus maquillés et une énorme touffe de cheveu crêpé qui lui donne un air de barbie usée. Son ton est professoral et désobligeant.

Je me dis que j’ai quand même de la chance car l’employée à côté me semble pire : elle répond au téléphone d’un ton traînant en faisant des blagues gênantes. Acerbe et acariâtre, taclant et gueulant la première quand le choses s’envenime. Au moins je sais qu’en faisant profil bas devant miss leçon-de-vie cela filera sans histoire.

La procédure prend quand même du temps. Je la regarde marteler son clavier touche par touche comme si s’était une vieille machine à écrire. Elle a des tics impressionnant quand elle se concentre, passant du citron acide à la redescente de LSD.

Je remarque le lino avec un imprimé de marbre rose. Je me dis qu’il ressemble beaucoup à des tranches de jambons. Des gens vont et viennent dans ce cagibi. Le classique poste radio susurre de vieux titres pops, juste assez bas pour qu’on y fasse plus attention à l’instant où on a reconnu l’air du tube.

L’attente s’allonge. Je commence à être à court de divertissement visuel. À côté, la dame au ton traînant se fait aider par une collègue pour apprendre à remplir un formulaire. « Ha oui, je suis très rapide moi ! » Dit-elle en s’embrouillant dans ses papiers. Sur l’imprimante, collé au hasard sur le plastique gris, des étiquettes de pommes consommés au fil des pauses-goûtés.

Le dossier est enfin complété. Je me lève, elle me sourit, crispée à faire en faire sauter ses zygomatiques. La suivante sur la liste, une femme et sa poussette, s’affale sur le siège. Elle est en pleure et parle déjà d’une voix étranglée mais je n’écoute pas, je suis déjà hors du bâtiment.

10 février 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 21:20

Ce soir la lune est un chien qui traîne la patte

Et le soleil une gamelle dont l’eau se serait évaporée

9 février 2019

entre l’herbe et le ciel

Filed under: - Evan — Evan @ 23:54

8 février 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 22:38

Aujourd’hui j’étais à l’entrée d’une usine. Il était midi et les employés sortaient pour aller manger à la cafétéria.

L’un d’eux s’est assis au milieu d’un banc. Il tenait à la main un attaché-case qu’il posa sur ses genoux.

Méthodiquement il en sortit un thermos qu’il posa à sa gauche et un emballage plastique qui vint à sa droite. Il fouilla une dernière fois la pochette pour en sortir un grand mouchoir blanc en tissu qu’il étala sur toute la surface de sa sacoche en y enlevant tous les plis.

Ses gestes étaient lents et infiniment précis. Il déboucha d’abord le thermos. Il mit le bouchon-tasse sur le coin gauche de sa serviette et le remplie à ras-bord de ce que j’identifiais être du thé glacé. Il reposa la bouteille puis prit le petit récipient et en bût une bonne gorgée. Il la reposa à sa place après ça.

Ensuite vint le tour du sandwich. Il mit une éternité à le déballer, couche après couche, en lissant à chaque fois la cellophane. Enfin il eut au centre de sa mallette son casse-croûte qui, je le remarquais, était déjà entamé.

Il fit encore durer son rituel en écartant chaque miette une par une puis en se frottant les mains longtemps. Je me suis dit qu’il rendait le moment très solennel.

Il regarda sa montre, parut satisfait, croqua un généreux bout de son en-cas et le reposa en mâchant posément.

Le reste de la scène n’est que l’inverse du début. Il jeta le reste de son thé dans les fleurs à côté. Son repas fut remballé avec autant de soins qu’il en fut sorti, son thermos rebouché et sa serviette repliée tout revint dans son sac.

Quand il se leva la sonnerie de la reprise du boulot retenti.

7 février 2019

Une ville idéale

Filed under: - Evan — Evan @ 17:16

Quand vient le soir, des champignons poussent dans mes rues. Ils mûrissent à la lumière des étoiles en formant un abris douillet. Leur pied est creux et doux, leur large chapeau luminescent produit un léger halo bleuté.

A l’aube ils s’évaporent.

Une ville idéale

Filed under: - Evan — Evan @ 17:10

Les pigeons de ma ville n’ont pas d’ailes. Au besoin ils se transforment en ballons.

6 février 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 23:03

J’étais dans un parc en train de fumer quand un jardinier se présenta. Il vint jusqu’à moi et, sortant un sécateur de sa poche il me coupa le petit doigt.

– Que faite-vous lui demandais-je.

– Et bien je coupe me répondit-il calmement.

– Mais je ne suis pas un arbre!

– Ils disent tous ça.

Tandis qu’il coupait mon indexe ma cigarette tomba.

– ça me fait mal lui dis-je.

– Il faut bien dit-il alors que mon pouce et mon majeur tombaient à leur tour.

Je protestais encore un peu. Mon annulaire et trois doigts de mon autre main furent sectionnés promptement.

– Comment je fais maintenant pour fumer avançais-je bien que je n’en avais plus envie.

– Hé, à quoi pensez-vous que serre l’élagage me lança t-il en s’en allant.

Filed under: - Evan — Evan @ 01:15

Une ville idéale

Filed under: - Evan — Evan @ 01:13

Dans ma ville se dresse une magnifique église. Fine comme une aiguille elle touche les nuages et ses cloches sont en verre. Elle est faite de briques rouges et de grands vitraux multicolores inondent la nef d’arc-en-ciel magiques. Dedans, pas de Christ mort sur la croix; au lieu de ça je le trouve bien vivant, passant le balai près de l’autel. Il me regarde d’un air sévère et me dit:

« Sortez monsieur, l’église n’ouvre que dans une heure. »

4 février 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 19:29

Le vieil homme et le vieux chat

Filed under: - Evan — Evan @ 19:28

– Tu ne chasses plus. J’ai remarqué que tu ne bougeais plus beaucoup de ton siège, dit le vieil homme.

– Non, non. J’ai mal à la patte. Elle me lance quand je m’appuie dessus, répondit le vieux chat.

– Tu penses qu’elle est cassée ?

– Non, pire, c’est l’arthrite. Ça me bouffe la rotule. Bientôt je ne pourrais même plus me lever.

– Hum… Et quand le chat n’est pas là.

– …

– J’en ai vu une pas plus tard qu’hier. Elle a disparu dans un trou de taupe.

– Je vais voir avec mon cousin. Il nous en débarrassera en une nuit, c’est un excellent chasseur. Il voit mieux la nuit que le jour ! Et niveau vitesse, je n’en connais pas de plus rapide.

– Oui. Tu ferras ça. (pause). A-t-il un maître ton cousin ?

– Non, il aime trop sa liberté. Il vit dans les champs et a peur des hommes. Mais moi il me connaît, il me suivra.

– C’est mauvais cette histoire d’arthrite. Très mauvais… Et ces souris qui reviennent.

– Oui. Mais mon cousin est rapide. Je l’amènerais ici et il s’occupera de ces souris.

 

1 février 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 15:55

31 janvier 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 18:30

30 janvier 2019

Sur la grand-place on a allumer un feu.

Filed under: - Evan — Evan @ 23:21

Sur la grand-place on a allumé un feu.

Tous, on a amené une bûche ou deux et on les a brûlé en tas, au milieu de la grand-place.

Il fait froid dans les rues, des gens en meurent. Alors on a fait un feu.

Toute la ville est venue. Il ne manquait personne. Et tout le monde a eu bien chaud sur la grand-place.

Quand la nuit est tombée, le brasier a attirer des papillons de nuit.

Ils sont arrivés par milliers, ils masquaient la lune et les étoiles.

Ils dansaient autour des flammes. Il y en avait tellement !

Puis leurs grandes ailes noires ont pris feu. L’essaim entier c’est allumé comme on craque une allumette. Et il y en avait tellement…

Ils se sont envolés dans la nuit, ils ont remplacé les étoiles par leur petit corps incandescent.

Alors les restes de leurs ailes sont tombés en pluie de cendres sur la ville et la ville a brûlé.

29 janvier 2019

Un jour ordinaire dans une ville ordinaire.

Filed under: - Evan — Evan @ 23:44

Je marche dans la rue quand je vois un policier arrêter un chien.

Qu’a t’il fait?

Une crotte. Sur ce trottoir. Voyez?

Oui. C’est répugnant.

Ça lui coûtera cher. Croyez moi.

Bien, bien. Si seulement ils savaient se retenir…

Je continue ma route tandis que le chien, tout penaud, monte dans la voiture du policier.

25 janvier 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 21:52

Karen sent son keur qui bat fort.

Est-elle amoureuse ?

Est-elle dans un manège à sensation ?

Est-elle émue par la fin de son film ?

Et non, c’est une crise de tachycardie !

24 janvier 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 22:24

VROUM VROUM! JE T’ÉCRASE SANS FREINER!

23 janvier 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 18:14

22 janvier 2019

le pardon

Filed under: - Evan — Evan @ 23:23

Et revoilà Jean Jean. Il a grandi, il a des enfants maintenant. Il a mis son blouson en cuir et son t-shirt Anthrax au placard. Maintenant qu’il taille sa barbe et qu’il ne boit plus que du vin il envoie une lettre à sa mère pour se faire pardonner.

Bonjour maman,

Pardon d’avoir crié à la bibliothèque quand j’étais petit. Je savais que tu aimais beaucoup les livres, j’étais très énervé.

Pardon pour avoir dit que je préférais papa, je regrette.

Pardon d’avoir coupé tes fleurs, c’était bête de les trouver trop jolies.

Pardon pour toutes les fois où j’ai recraché tes plats pour mieux hurler.

Pardon de ne pas t’avoir cru quand tu m’as dit que je le regretterais. Je le regrette maintenant.

Pardon pour les colères et les parties de cache-cache dans les supermarchés.

Pardon pour toutes les choses que j’ai cassées. Elles ne méritaient pas d’être cassées.

Pardon pour tous les moments qui auraient pu être bon et que j’ai gâché.

J’espère que tu me pardonnes,

Ton Jean Jean.

 

Jean Jean sait que c’est trop tard et que le cimetière n’a pas de boîte aux lettres, alors il brûle sa lettre. Dans la pièce d’à côté ses enfants hurlent à lui en faire péter le crâne.

19 janvier 2019

Tu veux quoi?

Filed under: - Evan — Evan @ 23:27

Je veux que quand j’entre dans le métro tout le monde baisse les yeux.

Tu mange quoi?

Filed under: - Evan — Evan @ 23:25

Quelque chose à mi-chemin entre un big Mac et une cuisse d’enfant.

Tu penses à quoi?

Filed under: - Evan — Evan @ 23:23

Je pense que si la chose était si simple on aurait déjà trouvé la solution.

18 janvier 2019

Odyssée 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 20:57

16 janvier 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 23:49

Félix a 34 ans et il a un animal dans la gorge.

Il l’a découvert un matin, en se réveillant. Un léger mal de gorge le faisait tousser et même après plusieurs verres d’eau il sentait encore une gêne au niveau de sa trachée. Il faillit s’évanouir quand, devant la glace la bouche largement ouverte, il vit deux yeux ronds et une grand sourire obstruer en partie sa cavité buccale.

Choqué, il le fut encore plus quand il entendit entre ses dents l’animal lui parler. Il parlait avec l’exacte même voix de son hôte. L’animal lui expliqua que pendant la nuit il avait trouvé ce refuge chaud et humide très accueillant et s’y était blotti.

Félix tenta de le raisonner mais la créature n’était pas décidée à partir. Elle lui dit même qu’elle comptait rester un temps. Peut-être visiterait-elle le reste de son habitat plus tard. Alors Félix employa la manière forte. Il but autant d’eau que possible tout en se gargarisant mais cela n’eut pas d’effet. Il essaya avec une pleine bouteille de vodka que la créature écopa entièrement hors de sa bouche à chaque gorgée. Enfin il avala une bouteille entière d’huile d’olive et fit un peu de trampoline mais l’animal s’agrippait fermement à son œsophage. Cela provoqua une grosse quinte de toux que Félix ne put calmer. Il finit par vomir tout le liquide qu’il avait ingéré jusqu’alors, et dans cette mare poisseuse se débattait le parasite.

Félix l’écrasa d’un coup de talon et put enfin commencer sa journée.

15 janvier 2019

Même avec sa coquetterie,

Filed under: - Evan — Evan @ 23:19

Dédé sonde ton âme.

14 janvier 2019

voyeur

Filed under: - Evan — Evan @ 20:19

13 janvier 2019

Sur la plage abandonné…

Filed under: - Evan — Evan @ 22:14

12 janvier 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 23:50

11 janvier 2019

Aujourd’hui j’ai pris le train

Filed under: - Evan — Evan @ 23:01

Aujourd’hui j’ai pris le train. Je me suis mis à l’aise, je me suis bien calé au fond de mon siège.

Un homme est arrivé et m’a demandé si cela m’ennuyait de lui céder ma place.

C’était un très vieil homme.

J’ai soupiré et dis que oui, cela m’ennuyait.

Il a répondu qu’il n’y avait plus d’autre place dans le train et qu’il ne pouvait pas rester debout à cause de son arthrite.

J’ai jeté un coup d’oeil et en effet il ne restait plus aucune place assise.

J’ai mis mes écouteurs et j’ai fermé les yeux, je le sentais encore devant moi.

Il a insisté mais je l’ignorais. Quand le train s’est mis en marche il est tombé.

Enfin je pensais être tranquille mais plein de gens sont venu tout autour du vieux monsieur.

Il s’était cassé une jambe. Quelqu’un tira le levier d’arrêt d’urgence, s’en était trop.

Je me levais avec résignation et soulevais le vieux monsieur.

L’amenant jusqu’à une porte que j’ouvrais je le jetais sur les railles et refermais derrière moi.

Enfin je pus revenir à ma place, les gens étant descendu à leur tour.

10 janvier 2019

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Filed under: - Evan — Evan @ 23:48

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9 janvier 2019

Lanceur Spatial

Filed under: - Evan — Evan @ 22:54

8 janvier 2019

Hé ho du bateau!

Filed under: - Evan — Evan @ 22:35

Je suis sur mon bateau tout seul, j’entends des chants qui me font rougir, ce soir aucune étoile n’éclaire ma dérive.

Devant, un récif tout noir tout luisant. Il m’a pas loupé je suis rentré dedans… J’y vois un passage, je m’y engouffre. Dans son creux l’eau du large y glisse. Je tombe je me cogne, contre des parois de granite lisse, plissé comme des draps salés. Ça tourbionne ça m’emporte, une vague brûlante m’inonde. submergé, balloté, elle me recrache ivre, sous le ciel mouillé.

Je suis sur mon bateau tout seul, j’entends des chants qui me font rougir, ce soir aucune étoile n’éclaire ma dérive.

7 janvier 2019

Filed under: - Evan — Evan @ 15:30

6 janvier 2019

Bleu Bonheur

Filed under: - Evan — Evan @ 23:58

5 janvier 2019

Prévention canidé malveillant!

Filed under: - Evan — Evan @ 23:11

Attention chien méchant!

Gaffe cabot acariâtre!

Précaution toutou acerbe!

Prévenance vautre accrimonieux!

Garde molosse amer!

Circonspection canin aggressif!

Prophylaxie clebs fielleux!

Défiance corniaud antipathique!

Prudence limier féroce!

Méfiance clébard hargneux

Qui-vive gardien odieux

Alerte animal turbulent

Filed under: - Evan — Evan @ 00:42

 

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