Errances

7 mai 2020

Fin du confinement, analyse du voisinage et future nostalgie

Filed under: - servane — servane @ 21:59

monsieur qui joue de la guitare électrique trois fois par jours (tu fais des progrès, continue)
monsieur qui se mouche à la fenêtre
monsieur qui crache ses glaviots à la fenêtre quinze fois par jours (heureusement que t’es au 1er connard tu me répugnes)
madame qui gueule sur monsieur
monsieur qui jette des verres et des fruits par la fenêtre (décidément)
inconnu à l’humeur changeante et binaire qui écoute un temps des musiques dépressives un temps du reggaeton (sympa ton enceinte je peux shazam de mon lit)
madame qui rit vraiment très fort
monsieur qui joue aux jeux vidéos et partage ses réussites comme ses défaites (pauvre bureau la meuf de l’agence va être contente tiens)
l’odeur de graillon, d’oignons et de ribs deux fois par jours (ne vous respectez-vous pas?)
les messieurs bourrés en bas de l’immeuble qui, au choix, se vomissent dessus ou gueulent sur des jeunes en survêtements (parfois les deux)
les klaxons de trains (merci pour tous ces arrêts cardiaques qui ont rythmés mon quotidien)

3 mai 2020

Filed under: - servane — servane @ 15:45

22 avril 2020

Filed under: - servane — servane @ 19:59

j’aime bien l’amour
parce que c’est sympa, c’est rare
ça fait rentrer quelqu’un dans son soi-même
je trouve ça fou
l’amour
mais d’un côté j’aime pas trop l’amour
parce que c’est flippant, ça rend dépendant
ça fait perdre une partie de soi-même quand c’est pas là
et je trouve ça fou
incroyablement flippant
incroyablement épatant

Filed under: - servane — servane @ 19:35

hier soir,
bruit de verre qui s’éclate au sol
qu’est-ce qu’ils branlent encore ces voisins de merde
deuxième verre
troisième verre
« mais putain, ça suffit »
une madame pas contente
je la rejoint là-dessus
c’est quoi ces manières
ce matin,
bruits étranges en bas de l’immeuble
voilà monsieur qui ramasse ses conneries
balais regroupant verre, mégots et matières indéterminées
madame supervisant l’opération
se retrouvant au rang de mère involontaire
je pouvais lire sur son visage
la résignation, l’autorité
qu’elle n’aurait pas du avoir à porter

15 avril 2020

« fais pas les yeux noirs »

Filed under: - servane — servane @ 21:22

11 avril 2020

Filed under: - servane — servane @ 14:22

 

10 avril 2020

Filed under: - servane — servane @ 19:52

Entrée dans le bourg de Tourc’h, première rencontre : brouillard lourd et persistant.
Les rues sont désertes et les façades vieillies, fissurées, je devine un ancien bar derrière la vitre opaque laissée à l’abandon. Poursuite du chemin, le brouillard me précède et me suis, l’apparence des rares panneaux me fait douter de l’année dans laquelle je vis.

Bar
Dépôt de pain
Crêperie
Épicerie
Tabac
Journal

De la lumière à l’intérieur, preuve de vie humaine, je me demande comment un commerce peut proposer autant de services. Prolongement de l’état des lieux, la mairie se confondrait avec une maison de campagne et prends ses fonctions grâce à son enseigne. La bibliothèque la rejoint et la façade semble elle-même ne pas y croire. S’étonner de l’aspect fantomatique d’un village de campagne de 1000 habitants un jour de brouillard serait hypocrite mais je l’avoue, cette vision pour le moins saisissante appelle grandement à la contemplation. Commence alors une quête, celle consistant à rechercher les protagonistes du lieu, car ils existent c’est certain, personne ne s’embêterait à ouvrir un commerce proposant pas moins de six services si ce n’était pas le cas. Une voiture se gare, deuxième rencontre : monsieur, regard appuyé m’étant destinée, je suis démasquée. Sensation inévitable qui est celle de l’étranger, un peu intriguant, un peu menaçant, toujours repéré. Troisième rencontre : madame, se demande ce que je fais plantée là sous la pluie. Regard méfiant et légitime, je suppose, envers l’appareil photo. Je continue l’exploration, m’éloigne vers d’autres rues, la quête devient plus difficile. Et pourtant, quatrième rencontre, la patience porte ses fruits : adolescent, passant sur son vélo, ressemblant à un virevoltant d’un film de western et disparaissant dans une masse verte désaturée par le brouillard. Brides de vies qu’il faut saisir au vol ou aller chercher derrière les murs abîmés, il y a matière à découvrir pour qui prends le temps, se familiarise, questionne un peu, s’y attarde longuement.

6 avril 2020

Filed under: - servane — servane @ 14:15

4 avril 2020

« moi je ne ferais jamais d’enfants tu sais, j’aime trop les gens pour leur donner la mort »

Filed under: - servane — servane @ 23:04

c’est encore valable

3 avril 2020

Filed under: - servane — servane @ 16:17

souvent je m’imagine trouver un enfant abandonné dans la rue
ses parents se seraient barrés
il saurait marcher, parler et aller aux toilettes tout seul
il serait calme et timide
il aurait un peu faim parce que ce serait l’heure du goûter
les flics sauraient pas quoi faire de lui
alors je l’adopterais
je crois que je l’aimerais bien

30 mars 2020

despentes a dit

Filed under: - servane — servane @ 11:16

« c’est aux séquelles qu’on apprécie l’ampleur du traumatisme »

26 mars 2020

Filed under: - servane — servane @ 20:56

21h : je suis claquée

25 mars 2020

liste (non exhaustive) des choses qui me stressent

Filed under: - servane — servane @ 21:19

passer un oral
l’engagement
le fait de stresser
montrer mes travaux à quelqu’un
les gens qui se battent près de moi (imagine ils ont un flingue?)
entendre parler de mort
entendre parler de maladie
entendre parler de réchauffement climatique
ne pas avoir de nouvelles de quelqu’un qui devrait déjà être arrivé
le fait de fumer (et fumer après pour déstresser)
aller dans un groupe d’inconnus avec quelqu’un en qui j’ai bof confiance
ramener quelqu’un dans un groupe de personnes qu’il ne connait pas
l’ordinateur qui beug (ouais et alors?)
parler devant plus de (aller à la louche) 4/5 personnes que je ne connais pas
(…) de 6 si je les connais
ne plus avoir d’argent (du tout)
être en retard
certaines responsabilités (qui engagent d’autres gens que moi)

l’artiste de la famille nous fera bien un p’tit dessin

Filed under: - servane — servane @ 20:51

un jour que j’étais en classe le prof de dessin il a dit qu’en vrai, lui, il savait pas dessiner, et que ce qu’il faisait c’était « de la bidouille » qui « rendait pas trop mal »

un jour qu’il exposait je me suis dit en voyant sa bidouille qu’il se foutait bien de notre gueule ce con, parce que moi si je bidouillais un jour comme lui j’en serais quand même vachement contente

en vrai aujourd’hui quand quelqu’un me demande de lui faire un dessin je ressens toujours un grand stress parce que pondre une tête cernée au bord du suicide c’est pas très folklo, du coup j’ai souvent envie de dire que je sais pas vraiment dessiner et que moi je bidouille un peu, mais c’est tout

bref,

cher professeur qui ne me lira jamais, j’avoue je t’ai traité de con, j’en suis un peu désolée mais pas trop, parce que faut pas déconner je bidouille pas aussi bien que toi, mais voilà je le reconnais : je te comprends, alors soyons solidaires dans la bidouille et la dépréciation de soi-même

23 mars 2020

Filed under: - servane — servane @ 16:32

 

Filed under: - servane — servane @ 16:31

 

19 mars 2020

pensée du jour

Filed under: - servane — servane @ 18:15

je pense la bière c’est un bon remède contre la cystite

Filed under: - servane — servane @ 18:12

le goût du mauvais goût, la culture de l’inculture, j’aime ça quand c’est un peu gras, quand ça sent la campagne reculée et le manque de bus, les gens aux styles uniques car il n’en ont tout simplement aucun, mais ils s’en foutent tu sais, qu’est-ce qu’ils en auraient à foutre de toute façon, de la ville qui perverti, des expos et des métros? j’aime quand c’est galère et un peu pourri, aller dans un endroit et se dire que c’est la famille, ça me fait plaisir quand c’est moche, vieilli ou carrément décrépi, parce que dans le fond c’est ça qui en fait le charme, un assemblage de trucs qui ne vont pas ensemble, ouais c’est ça que j’aime bien, l’assemblage de trucs qui ne sont pas de la même collection, de la même génération, et puis je parle de moche et de pourri depuis tout à l’heure mais tu sais, c’est jamais moche et j’extrapole, je case tout mon champs lexical du pourri pour décrire quelque chose qui ne l’est pas, parce que je dirais même que c’est pas mal du tout, la vérité c’est que je suis coincée à une frontière et je ne sais pas de quel côté je veux tomber

18 mars 2020

Filed under: - servane — servane @ 13:52

programme TV

Filed under: - servane — servane @ 13:52

Filed under: - servane — servane @ 13:49

17 mars 2020

Filed under: - servane — servane @ 19:33

j-2 : j’ai passé la journée en slip, mangé tout le brownie et fais 2 siestes

garde la pêche

Filed under: - servane — servane @ 12:41

16 mars 2020

Filed under: - servane — servane @ 13:37

 

5 mars 2020

Filed under: - servane — servane @ 14:16

 

4 mars 2020

mal de dents

Filed under: - servane — servane @ 15:36

1 mars 2020

Filed under: - servane — servane @ 21:07

28 février 2020

et ça résonne

Filed under: - servane — servane @ 23:42

t’es molle
t’es molle
t’es molle
t’es molle
t’es molle
t’es molle
t’es molle
t’es molle
t’es molle
t’es molle
t’es molle

il y a des gens
qui savent appuyer
où ça fait mal

la catharsis du pauvre

Filed under: - servane — servane @ 20:05

le thé
un goût suspect
je sens mon verre
ah oui, ça sent la bière
comme c’est marrant
diraient mes parents
les rimes qui claquent
depuis que j’ai passé le bac
c’est vraiment une réussite
gravir les échelons dans la fuite
on comprend pas ce que tu fais
on a jamais su ce que tu faisais
ils comprennent pas ce que je fais
mais ils ont jamais su ce que je faisais
quand je vivais à 2 mètres
ou officiellement à 500
ont-ils jamais compris
ou était-ce plus simple de ne pas savoir
je révèle tout maintenant, voilà
ah oui, j’étais pas vraiment là
c’est marrant, on s’en doutait pas

24 février 2020

Filed under: - servane — servane @ 16:56

23 février 2020

je deviens folle, maman maman maman (PUTAIN) pourquoi tu m’as faite?

Filed under: - servane — servane @ 18:31

la voiture va m’écraser, cette personne va me tuer, une balle quand je serais tournée, pourquoi pas?

20 février 2020

Filed under: - servane — servane @ 17:54

19 février 2020

>pourri >pas pourri >pourri >un peu pourri >pourri >pas pourri >moins pourri >pourri>

Filed under: - servane — servane @ 18:02

l’avantage avec les enchaînements d’évènements pourris, ceux qui nous mettent bien au fond tu vois, c’est cette sensation de deuxième naissance quand c’est enfin terminé, ou à peu près en tout cas, ce moment où t’es plus en train de pleurer sous la douche en essayant de justifier tes yeux rouges à coup d’allergie au shampoing ou d’eau qui est trop calcaire, cette connasse, mais bref ce moment où tu te dis que finalement, la vie, c’est pas si pourri

16 février 2020

Filed under: - servane — servane @ 17:36

13 février 2020

Filed under: - servane — servane @ 15:23

10 février 2020

Filed under: - servane — servane @ 14:37

9 février 2020

alzheimer

Filed under: - servane — servane @ 17:49

ça sent pas bon
des résultats qui tombent
il y a des jours comme ça
où la vie ça sent pas bon
ah non, ça sent pas bon
elle est jeune
ah oui, ah oui
silence pensif
rire aux larmes
yeux cernés d’eau
la vie ah non, ça sent pas bon
qui a inventé la fatalité
tu prendras bien un ricard
cinq ou six et on sera tous amnésiques
je voudrais vomir la lucidité
et cette boule coincée
je la connais pas tant que ça
qu’est-ce que ça change
je voudrais oublier
la mort
la vie
l’amour
la sobriété

7 février 2020

tout pourri tout pourri pourri pourri pourri tout pourri

Filed under: - servane — servane @ 19:23

 

5 février 2020

Filed under: - servane — servane @ 16:36

l’un était fêlé l’autre était fadasse

Filed under: - servane — servane @ 16:35

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