Errances

24 janvier 2021

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23 janvier 2021

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Après la tempête, Hirokazu Kore-Eda, 2016

22 janvier 2021

the X-Files

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Tu parles d’une entrée. Plutôt fracassante oui ! Ah ça, si je m’y attendais !

Francis agite les bras dans tout les sens. De l’autre côté de la table, Sam, les doigts en suspension au dessus de son clavier hausse un sourcil, l’air blasé. La soirée va être longue. Lui qui pensait pouvoir roupiller tranquillement la majeure partie de sa nuit de garde au commissariat. Là, c’était foutu.

Donc, moi j’étais là. Tranquillement dans ma cuisine. En train de préparer le dîner pour ce soir. Tu dois le savoir, mais chez nous tous les jeudi, c’est spaghettis. Une tradition familiale tu vois ? Donc je suis là, la casserole de pâtes dans une main, la passoire dans l’autre et là, bam ! V’la la porte d’entrée qui s’ouvre en grand ! La bestiole qui entre comme une furie dans la maison. Elle crie à s’en décoller les poumons et s’met à courir vers moi, prête à m’attaquer ! Moi, reflex, j’lache la casserole. L’eau bouillante qui me tombe sur les pieds ! Ah j’te dis pas l’raffut. Bon du coup j’attrape le balais qui traînait à côté, pour me défendre, tu vois ? J’lui donne deux, trois coups pour la forcer à reculer. Tenace la bête mais bon ça finit par marcher. Du coup, j’en profite pour la regarder de plus près. Et là, j’me rends compte que c’est le petit roquet de Mme Legrand, celle qui habite la vieille bâtisse là, en bas d’la route. Alors, je savais le cabot agressif hein, c’est toujours des p’tits dont il faut s’méfier, mais là, elle avait dû mangé un sacré truc la sale bête. Parce que, en plus d’aboyer à réveiller les morts, il émettait une sorte de lumière blanche tout autour de lui ! On aurait dit qu’il avait bouffé une ampoule ! Et puis soudain, il y a eu ce bruit, bon ça ressemblait plus à une sorte de mélodie en fait, comme une musique bizarre au loin et pouf ! Le cabot s’est barré ! Aussi vite qu’il était entré. Alors moi, j’ai couru jusqu’à la fenêtre pour voir d’où ça venait. Et là, c’est là que tu vas pas me croire, y avait ces satanées lumières dans le ciel ! De toutes les couleurs ! Exactement comme le p’tit Maunier l’a décrit l’autre semaine ! Tout pareil !

Non, en effet, Sam avait du mal à le croire.

 

21 janvier 2021

1 true love

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20 janvier 2021

mièvre.jpeg III

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19 janvier 2021

mièvre.jpeg II

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18 janvier 2021

mièvre.jpeg

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17 janvier 2021

hi

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15 janvier 2021

m*rde

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Téléphone : à deux doigts d’être oublié
Valise : cassée
Train : bondé

et bon weekend hein

14 janvier 2021

Richard Aldana

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13 janvier 2021

la sorcière

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12 janvier 2021

6e étage, au fond à gauche

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On l’entend depuis le couloir. Un rire frais et vif qui s’engouffre dans l’ascenseur à peine les portes ouvertes. Elle n’a jamais perdu son accent, même après toutes ces années passées ici. Bologne ne l’a jamais vraiment quitté. Le ton est chantant et énergique. Elle ne parle jamais doucement. Je ne saisis pas l’entièreté de la discussion -face à elle, toute autre voix paraît frêle- il me manque les répliques de son interlocutrice, mais il semblerait que cela concerne une histoire de soap opera télévisuel et d’épisodes diffusés dans le mauvais ordre. J’arrive devant la porte et entre, je ne frappe pas, inutile, de toute façon elle ne m’entendrait pas. Elle me l’a déjà répété cinq fois.

11 janvier 2021

n°55

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Tout se répète en boucle. Revivre les mêmes moments. Revoir les mêmes lieux, les mêmes personnes. A la lisière entre le flou et le net. Je ne sais plus pourquoi je suis ici. Je conduis, seule. Sur les bas côtés, des pins. Je me retrouve face à un choix. C’est toujours le même. Continuer à rouler et arriver jusqu’au rond point. En faire le tour. Retourner dans l’abysse. Soit tourner. Prendre la petite route qui s’enfonce dans la forêt et son obscurité. Et alors peut-être essayer de sortir de là. Ca c’est ce que je me dis. En vrai je n’en sais rien. Je ne sais plus rien. J’oublie au fur et à mesure. J’aperçois le bleu acide des panneaux de circulation. Je dois choisir. Maintenant. Je mets mon clignotant et tourne. La nuit est soudaine. Elle tombe le temps d’un battement de paupière. Mon rétroviseur ne reflète plus que le noir. Mon champ de vision est celui de mes phares. Je roule. Longtemps. La route semble sans fin. Peut-Être que je me suis trompée. Peut-Être qu’on ne peut pas sortir. Que la répétition est infinie. Je cligne des yeux. Et soudain je les vois. Les faibles lueurs d’une ville au loin. Petits points ardents à l’horizon. C’est l’espoir. La certitude qu’au fond, j’avais raison. Je ne sais pas encore sur quoi, mais je sais. La peur me rattrape. Et si c’était un mirage. Un appât pour me forcer à avancer. Un miroir alléchant. Malgré tout je continue. Et les lumières se rapprochent. La peur s’atténue. Plus elle s’éloigne et plus le monde devient clair. Les étoiles sont apparues. La Lune aussi. Elle se réfléchi dans l’océan en contre bas. Je suis sortie de la forêt. Le monde est revêtit du manteau bleu de minuit.

Quelque chose à échoué. Tout semble s’être évaporé. Ou peut-être pas. Pas encore. Je suis de nouveau seule sur la route mais j’ai toujours mes souvenirs. C’est inédit. J’ai laissé la voiture. Je ne sais plus trop pourquoi mais il me semble l’avoir donné. Quelqu’un en avait plus besoin que moi. Car pour une fois, je sais ou je vais. Alors je cours. Les pins défilent dans le coin de mon oeil. C’est long et éprouvant. Mais je cours. Je tourne et m’engage dans la foret. L’obscurité se fait. C’est plus dur d’avancer sans le halo des phares. Ma cadence ralenti. Mais cette fois ci je sais que la route mène quelque part. Je ne suis pas perdue.

10 janvier 2021

little sugar knight

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9 janvier 2021

rouge chagrin

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7 janvier 2021

witch club

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6 janvier 2021

collagesenmeilleurequalité

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4 janvier 2021

Seinte

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3 janvier 2021

verseau

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1 janvier 2021

une apparition II

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30 décembre 2020

à la recherche du soleil

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29 décembre 2020

minuit

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28 décembre 2020

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Tempête. J’ai l’impression que le vent va arracher l’immeuble. Ce n’est pas mon lit, je me tourne et me retourne. Il y a trop de bruit.

Je m’endors. La pluie coule jusque dans mon rêve. C’est la fin d’un monde, un tsunami ravage tout. Les riches s’en sortent, comme toujours. Je me démène. Trop tard. Je me noie.

Réveil brumeux. Toujours de la pluie. Toujours du vent. Je calcule mal mon temps pour prendre le train du retour. J’attend. La SNCF calcule aussi bien son temps que moi. J’attend encore. Un bébé crie pendant la majeure partie du voyage. Le train file au milieu des marais. Avec les inondations, je pourrais presque être dans le Voyage de Chihiro.

Fin d’après-midi, je rappelle enfin ma mère. Elle ne va pas bien, je l’entend à sa voix. On déteste toutes les deux cette période de l’année. Elle pleure. Je pleure. Je raccroche mais la tristesse reste. Je prend une douche pour tenter de me calmer et cacher mes yeux rouges. Je ne veux pas qu’on me pose de questions en descendant.

Je revet le masque fade de la normalité. Ma gorge et mes yeux me piquent mais avec un minimum de semblant ils ne remarquent rien. J’entend mon chat qui miaule depuis la buanderie. Je ne vois pas sa patte dans le creux de la porte et ouvre. Elle crie. Je m’excuse en pleurant.

J’écoute The Cranberries. Le son à fond dans mon casque. La chanteuse s’est noyée il y a quelques années. Dehors, la pluie tombe toujours. 

26 décembre 2020

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24 décembre 2020

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Ma seule bénédiction pour ce soir sera pour le jus de raisin fermenté.

23 décembre 2020

bof

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22 décembre 2020

je n’aime pas noël

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Non je n’aime pas beaucoup Noël.

Je n’aime pas entendre pendant un mois durant des chants de noël partout où je vais.

Je n’aime pas la frénésie de consommation.

Je n’aime pas les entendre bougonner une fois que j’annonce chez qui j’ai choisi de passer la dite soirée alors que chaque année on me dit de faire comme je veux et que ce n’est qu’une date.

Je n’aime pas qu’on me dise de faire un effort vestimentaire pour au final me dire que je suis trop habillée.

Je n’aime pas les plats traditionnels du réveillon.

Je n’aime pas les repas interminables ni les grandes tablées.

Je n’aime pas être soûle à 20h uniquement parce que je n’ai que ça à faire.

Je n’aime pas qu’on me regarde avec exaspération quand je dis dis que non, je ne mangerai pas de foie gras, ni d’escargots, ni de fruits de mer.

Je n’aime pas rester à table par politesse pendant des heures pendant que les autres se gavent.

Je n’aime pas qu’on me dise que je ne parle pas assez alors que je sais que si j’ose donner mon avis on me rira au nez en me disant que je suis naïve, que c’est la jeunesse qui parle et que mes opinions ne sont qu’affaires de mode.

Je n’aime pas que sous prétexte de ma réserve on me traite comme une enfant.

Je n’aime pas avoir à sourire poliment à une blague que je ne trouve pas drôle.

Je n’aime pas avoir à réfléchir à quelle heure il est assez respectable de pouvoir dire que je suis fatiguée et que je vais me coucher.

Je n’aime pas qu’on disent que les bonnes vieilles traditions se perdent et que c’est bien dommage.

Je n’aime pas qu’on me presse et avoir à faire 5 repas de familles dans la même semaine.

Je n’aime pas quand on s’offusque quand je dis que je trouve qu’on en fait trop avec cette fête.

21 décembre 2020

anticipation

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20 décembre 2020

la vie en miniature III

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19 décembre 2020

get27

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18 décembre 2020

mi grec mi grotte

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17 décembre 2020

stairway to heaven

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16 décembre 2020

deux catégories

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On peut classer les rêves en deux catégories (je parle ici, aussi bien de ceux communément appelés « rêves », que des « cauchemars », les deux n’étant que les deux facettes d’une même pièce onirique):

  • d’abord, il y a ceux où, alors même que vous rêvez, vous avez l’impression de regarder un film, imposé par votre esprit. Ceux où se mêlent personnages cinématographiques, études, aventures entre amis et j’en passe. Ceux qui ne sont que le résultat du mixage intensif d’éléments du quotidien, qui n’ont pour but que de vous faire passer la nuit dans le casque VR de votre inconscient. Un excentrique cocktail au shaker.

 

  • Et puis, il y a les autres. Ceux qui vous font vous réveiller au milieu de la nuit, le coeur battant. Ceux qui vous sonnent faux alors même que vous marchez au pays de l’étrange. Ceux qui vous laissent une curieuse sensation tout au long de la journée avec le sentiment que vous avez oublié quelque chose d’important. Quelque chose qui était là, sous vos yeux, mais qui vous a échappé.

15 décembre 2020

il n’y pas d’écho

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Il n’y a rien à reconnaitre car rien n’est connu. Tout n’est qu’un amas de copies informes et saccadées tentant désespérément de combler l’absence. Derrière leur apparente banalité, elles s’entrechoquent, vulgaires calques superposés. Elles se déforment révélant une faille gigantesque, abyssale et inconnue. Il n’y a pas de constance si ce n’est ce vide. Les autres ne renvoient aucun écho familier, étrangers et incompréhensibles. Ce n’est pas un trouble mais la peur sourde et étouffante d’être perdue seule au milieu de sans-visages.

– d’après le texte de Paul Aster

14 décembre 2020

madame

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13 décembre 2020

collageenmauvaisequalite.jpeg

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12 décembre 2020

one little red dog

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10 décembre 2020

vernissage

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9 décembre 2020

mélisse

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8 décembre 2020

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Je parcours des yeux les photos de la nouvelle collection Gucci. Autant de robes,  bottes, pulls, jupes, baskets, manteaux inabordables. Et puis de toute façon ça ne m’irait pas, je suis loin du physique pour qui ça a été conçu. A commencer par le fait que dans la mode les seins n’existent pas. 790€ pour un pantalon fabriqué par des employés sous payés c’est abusé.

Je ferme insta.

Les traces de terre sur l’ourlet de mon jean ne sont pas parties au lavage.

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