Errances

25 janvier 2021

Le poids des Autres

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Gemme au coeur

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23 janvier 2021

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Pot

Cage à vide. Bouche à fleurs.

Miroir

Carrefour des moi, s’en méfier.

Bleu

Humeur à boire.

Silence

À tuer. Souvent trop à nu.

Gemme au coeur

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Il y a de ces cavités que l’on ne remplit pas, moi je vous parle des plus accueillantes. Si la chair s’effrite contre les parois rocheuses, la petite roche est bien plus semblable à l’organe et ses tissus poreux. Celle-ci s’adonne à l’échange de fluides, de la chance liquide à la mélancolie. Rappelez-vous que l’on finit toujours par gober du gravier par en dessous, là est notre lien à la terre et ses enfants durs. Je vous demande de vous y attarder, d’écouter les lourdes vibrations du corps inconnu dans votre enveloppe souvent trop parcourue.

Je ne me sens jamais plus vivant que lorsque cette pierre noire affaisse mon coeur écrevisse, tourmaline de mes amours.

La couronne

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Avec son piston, iel aura aussi une chemise, une écharpe et un pardessus à dorures. Mais c’est au trône qu’iel aspire, celui aux tissus lourds desquels se dégagent des relents de tyrannie.

La famille royale eut été un symbole de prestige duquel iel avait rêvé, entouré de flammes, un blason fondu comme ces jolis vases du palais. De ses plus beaux masques, iel avait traversé tous les dîners d’affaires et autres cérémonies pour apaiser ses folies pyromaniaques, une vengeance en feux d’enfer.

Mais le talisman absolu résidait en ce large minéral, reposant sur la couronne, comme une vieille âme salie, que jamais aucun souverain n’eut pu rayé de son nom. L’apparat de folie.

C’est dans l’objet même qu’iel se prendra au jeu des plus grandes stratégies, renversant les hiérarchies, détruisant les statues pour y découvrir une terre fertile, celle des nouvelles âmes.

22 janvier 2021

Le visage aux yeux ouverts

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Celui-ci est un appel au réveil. Que vos yeux grands ouverts vous décharnent le corps, il est grand temps de voir : c’est l’Autre qu’il faut questionner, c’est dans son expérience que tu peux t’émanciper. C’est dans le geste attentif que tu aperçois ces noeuds dans sa peau, de petits récits qu’il te faut parcourir.

Ne plus se regarder, mais bien se voir.

19 janvier 2021

nuit désastre

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nuit d’amour

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18 janvier 2021

Dimanche

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15 janvier 2021

Voisins vigilants

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vue d’en face

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12 janvier 2021

Les masques de Claude Cahun

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Mon amie n’est jamais masquée,

Elle a ce pouvoir de s’animer à même la peau.

Mais de ces bijoux dont elle me voit me parer,

Ne sont que des épisodes de moi-même,

M’a-t-elle affirmé.

11 janvier 2021

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J’ai trouvé un certain réconfort à aller visiter des inconnus quand la nuit tombe.

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J’ai trouvé un certain réconfort à aller visiter des inconnus quand la nuit tombe.

Tout était prévu, je ne laisserai pas la solitude passer la porte, il me suffisait de moi-même la franchir pour aller sonner chez l’Autre. Je suis toujours surpris de l’effet que je leur fait et de leurs façons. J’aime à me dire que là est mon but, de rencontrer tous ces garçons, de les questionner sur leurs mondes, bien moins sur la raison de ma présence dans leurs draps.

Cela me prend comme une autre naissance, une parenthèse hormonale, dans laquelle j’ai un masque royal, qui franchit tous les murs de la ville. La gêne ne peut plus me toucher lorsque je les regarde dans les yeux sans même parfois connaître leurs noms. Elle m’apparaît minuscule quand il s’agit d’osciller entre l’appétit sexuel et le manque profond d’amour des hommes qui me font face.

28 décembre 2020

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27 décembre 2020

à méditer

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à force de frotter aux icebergs on finit par se noyer dans des eaux froides

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Je ne sais pas quoi penser de ce film

De jolies images

J’ai envie d’être amoureux

Gneugneugneu

26 décembre 2020

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à 22 ans, il développe une passion soudaine pour Lady Di, la suite va vous étonner

25 décembre 2020

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24 décembre 2020

La Grande Mascarade

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  • Pour moi c’est comme une occasion d’être gêné, mais tous ensemble. Je suis un acteur, on fait tous semblant, chacun a son rôle.
  • Ah mais ouai ! Et moi je suis l’ingé son. On sait pas pourquoi il est sur la scène, mais on essaye quand même de lui donner la réplique. Et moi j’suis là, « ouai c’est bien, je prends le son c’est déjà ça ». Tout le monde sait que j’ai aucune envie d’être acteur.

23 décembre 2020

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22 décembre 2020

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D’une prédisposition à se sentir seul

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Pourquoi je suis ici ?

Pourquoi j’y reste ?

Pourquoi je ne pars pas sans plus jamais donner de nouvelles ?

Pourquoi je m’inflige ce masque, celui de la voix grave et du regard fuyant, le plus horrible ?

Un jour on m’a dit que de se penser comme un repère sur un planisphère aidait à vivre. De se voir au milieu d’un monde peuplé rappelait les possibilités, ces échappatoires urgents, qu’il nous est libre de saisir.

Depuis je me pense comme un point sur une carte et je me sens toujours aussi seul.

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Tous les jours, le bruit de l’aspirateur

21 décembre 2020

Le bazar

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20 décembre 2020

Les merdeux sont toujours parmi nous

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Ce soir je me plains, je ne vais pas faire de jolies tournures de phrase pour vous expliquer à quel point je vomis sur les hommes.

Cela fait plus d’une heure que je m’embrouille avec ce gars, qui a choisi de poster sur un groupe Facebook d’étudiants rennais le profil Tinder d’une fille, qui, voulant montrer son engagement, précise fermement sa recherche d’une personne inclusive et déconstruite. Alexandre, avec sa tête de merdeux d’école de commerce, ne puit s’empêcher de screener le bail et de l’envoyer sur un groupe public pour attirer les autres paires de couilles en manque de reconnaissance. Appeler au rassemblement autour de la paria aura toujours été la stratégie gagnante de l’homme hétérosexuel.

Moi je leur propose de monter un groupe, comme un grand boysband, et ils s’appelleraient les « merdeux ». Ou les « venez on se fout de la gueule de la première personne venue parce que j’ai besoin d’être validé dans ma masculinité menacée par un monde qui se penche de plus en plus sur la légitimité de mes privilèges », mais ce serait plus long, moins pratique.

Alexandre, se voyant agressé par mon accusation, questionnant cette fois-ci la légitimité de son post Facebook, continue de balancer des screen de profils Tinder, qui méritent forcément d’être pointés du doigt : appel à l’inclusivité, écolos, féministes et anti-TERF, autant de causes qui méritent d’être shamé sur la place publique, bien sûr.

Eh bien Alexandre en ce soir du 19 Décembre, je te souhaite d’aller t’asseoir sur un pieux, et je t’invite à ne pas oublier que ta méchanceté gratuite ne traduit que ton inquiétude quant au grondement d’un monde qui change, et qui va sûrement questionner ton règne d’homme cis hétéro blanc. Je te laisse, en attendant ton heure, retourner à ta soirée rooftop, siroter ton rosé piscine en écoutant du Bon Entendeur, comme un merdeux basique dont tu es la caricature.

 

 

J’étouffe

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17 décembre 2020

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15 décembre 2020

Médaillé.e de béton

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Ce soir j’en appelle à mes faiblard.e.s, piétiné.e.s par ces égos masculins brûlants de nous montrer leurs performances. Ne vous débattez jamais, vos pleurs feront un plus bel océan, de leur marathon infâme, nous irons les y noyer.

13 décembre 2020

100 days of lockdown

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11 décembre 2020

Appréhender le rêve, ou le pouvoir de la projection

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Le corps et ses raccourcis vous offre l’obscurité des paupières et la tranquillité de l’état de sommeil. C’est de votre esprit qu’il vous faudra vous déjouer, attraper de vos paumes les séquences animées qu’il vous lancera, pour en saisir grossièrement les procédés narratifs, afin de pouvoir vous en échapper.

  1. Ne vous arrêtez pas sur vos vieux démons, ce garçon qui vous fait l’amour n’est qu’une invitation à un réveil difficile
  2. Le requiem que vous entendez n’est pas un monde qui sonne l’heure de fin, le jour fini toujours par se lever
  3. Si le travail vous apparait, notez en chaque image. L’exploration rêvée de votre pratique peut toujours vous servir.
  4. S’il vous est transcrit une situation difficilement vécue, ne soyez pas affairés, vous avez sûrement encore quelque chose à y faire, un détail manqué, un regret.

Il s’agit enfin de vous méfier de ces projections, de cette plongée dans le sens du rêve. Celui-ci n’appartiendra jamais à notre monde, il ne peut vous abîmer le corps, il s’agit de s’en assouvir : enflammez-le, portez-le à votre cou sur un fil d’or, peignez-le d’une encre opaque.

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« Tout le monde fait des rêves. Quelques-uns s’en souviennent, beaucoup moins les racontent, et très peu les transcrivent. Pourquoi les transcrirait-on, d’ailleurs, puisqu’on sait qu’on ne fera jamais que les trahir (et sans doute se trahira-t-on en même temps?) »

Georges Perec

Le langage du rêve est manipulable, libre à vous d’enfermer ces images dans vos mots, de les associer, de compiler vos histoires. Mais je vous annonce ses dangers, quand les images s’offrent à vous, vous en devenez le monteur après tout. Je vous parle de cette lucidité dans le sommeil, des rêves qui abîment le repos.

S’il vous semble majestueux de maîtriser cette autre réalité, de voler à travers les vents d’un ciel illusoire, de vous inventer des objets, et leurs propriétaires, il s’agit de ne pas tomber les tréfonds du contrôle et de la mise en scène. L’open world nuptial vous ouvrira ses portes, garde à vous de ne pas les entendre se fermer. Je vous récite l’histoire de cet homme qui s’est perdu dans un monde bien plus joli que celui auquel il fait face au réveil, son royaume façonné de ses doigts, coloré de ses yeux. Il y inventa son âme soeur, voire jumelle. Il ne lui fallut qu’un instant pour poser sa tête dans le creux de son cou, et de s’y reposer à jamais.

8 décembre 2020

Le masque

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Le 24 Avril 2020, j’écrivais :

« Il y a les Hommes et il y a les Arts.

Les Hommes, on peut les trouver sur les côtes à peindre la mer, dans une urgence des ressentis. S’ils leur manque la parole, les cris leur sont toujours possibles par la touche, le geste ou la couleur.

L’attrait pour les Arts serait-il seulement un appel à autre langage ? Un système de symboles et de définitions poreuses, vacillant entre universalité des formes et interprétations ? Auraient-on élaboré un champ infini de moyens pour modeler l’individu, de sa chair à ce qui l’habite, de ses premiers pas à la terre qu’ils ont foulé ?

Moi je pense que c’est une cabane. Un autre lieu (heteros topos) dans lequel il y aurait tous les outils nécessaire à élaborer mon utopie (ou topos). En entrant dans cette cabane, je perds mes peaux et mes muscles, mes cheveux et mes ongles. Il ne me reste plus qu’à plonger mes doigts dans mes tripes pour en tirer des épisodes : des moments vécus, des pensées bleues ou des actes manqués. Ainsi je les manipule et les façonne, puis je les organise et les range.

C’est en quittant ma cabane, en enfilant mes habits lourds et opaques, que je porte un premier regard sur ma création, je vais tenter de me rappeler de sa forme et de ses couleurs, pour en emporter son essence.

Puis je m’éloigne de l’édifice pour reprendre ma chair et remplir mes poumons. »

 

Aujourd’hui je sais ce que je façonnais dans cette cabane, le masque.

Les masques

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Queer

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Je me fais à mon âge, je n’en subis rien, j’ai même l’impression qu’il m’appartient, sans curseur. J’ai d’ailleurs toujours pensé que je décidais sûrement des mutations de mon corps, celui que je n’aime pas.

Me voici poilu, mais aussi plus enfant que jamais. Et ce n’est pas une mauvaise chose ! mais je ne grandirai pas. Ainsi j’imagine mes amis s’entourer d’enfants, à vouloir accorder le temps à l’intimité chaude d’un foyer. Et il y a moi, un passant, un parrain. J’ai eu la chance d’être né homme aux yeux des autres, pas d’utérus à s’approprier pour eux, pas de compte à rebours qui te pousse à donner la vie pour éviter la mort sociale.

Et puis me voilà queer, à ne plus considérer les limites que l’on m’a apprit, à ne plus vouloir remplir le schéma, ces jolis repères qui sont de plus près des bouées ignobles. Me voilà sans repère et sans âge.

La télévision

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Le 15 Avril 2020 j’écrivais :

« Forum des attentions, toujours trop bruyante. »

Nous sommes en Décembre et jamais personne ne l’a éteinte. Cela fait presque deux mois que je vois des nigauds faire la queue pour se faire enculer par des productions trop évidentes. Un grand show qui vous dure toute la journée, se servant de vos amourettes refroidies pour vous tirer des larmes, ils sont beaux les campagnards qui trouvent l’amour devant la caméra.

N’oublions pas la presse, qui vous fait tourner en rond dans vos quartiers, pourquoi voir un manifestant qui se fait matraquer quand on peut s’arrêter sur la fermeture du bistrot du dernier trou du cul de la Creuse.

4 décembre 2020

Je m’accomplis dans vos histoires

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