Errances

14 octobre 2019

John Giorno is dead

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John Giorno est décédé
Si vous ne connaissez pas son travail je vous encourage vivement à le découvrir
Le catalogue de son exposition au palais de Tokyo est à la bibbliothèque

un texte de Nathalie de Saint Phalle qui lui rend hommage
«J’ai pour ainsi dire grandi avec lui. Il pouvait débarquer plusieurs fois par an et il a dormi dans tous les lits de la maison, à Paris. Il faisait partie de la famille. Celle dont il venait, des émigrés italiens installés à New York, l’avait toujours soutenu, ce qui ne l’avait pas empêché d’écrire : « Mères, empêchez vos fils de devenir poètes ! » Il s’était marié il y a quelques années à l’artiste suisse Ugo Rondinone, plus jeune, très coté, et qui, dans les dernières années, l’avait introduit dans les milieux des grandes galeries ou des musées. C’est Ugo qui avait organisé en 2015 l’exposition au Palais de Tokyo, l’hommage d’un jeune artiste à l’homme qu’il aimait. On y voyait et pouvait entendre ses œuvres, mais aussi toute sa vie à travers ses archives, dont des albums de photos ouverts sur les tables, des portraits de lui, et des films, dont le célèbre Sleep de Warhol. Ugo Rondinone a fait une œuvre d’art de la vie de l’homme qu’il aimait. Il n’y a pas de plus bel hommage.

«Et John Giorno le méritait. Il venait d’achever ses mémoires, me l’avait annoncé si content au printemps [ils seront publiés en février 2020 aux Etats-Unis sous le titre de Great Demon Kings par les éditions Farrar, Straus and Giroux, ndlr]. Il y raconte ses innombrables amants, ses débuts de poète dans les années 50 et 60 à New York, sa vie partagée avec William Burroughs, Andy Warhol, Allen Ginsberg, Brion Gysin, Robert Mapplethorpe, Charles Bukowski… Il vivait dans trois lofts au 222 Bowery, à New York, immeuble mythique où vivait Burroughs. C’est un poète, qui a aussi fait de la poésie visuelle, extrayant de ses longs poèmes de courtes phrases qu’il scandait pour les envoyer comme des coups de poing. Il aura été un propagateur, un passeur qui a énormément fait pour les autres, pour les mouvements de poésie des avant-gardes à travers son Giorno Poetry System, publiant des disques, organisant des lectures, créant de nombreux ponts entre les Etats-Unis et l’Europe.

«Mon père, Bernard Heidsieck, fut très proche de la Beat Generation. Dès la fin des années 50, l’appartement parisien de mes parents fut un vrai lieu de passage pour les artistes américains et il fut à l’initiative de lectures, de festivals de poésie et de performances sans la moindre frontière. C’est ainsi qu’il invita John Giorno, alors jeune poète, dès le milieu des années 60. En 1980, John a publié un livre de poésie, Suicide Sûtra, chez Christian Bourgois, préfacé par Burroughs et par mon père. On y voit bien la répétition des phrases comme des mantras autour des thèmes du sexe, des drogues et de la mort. John, comme Burroughs, avait la particularité d’avoir été très proche de toutes les pop stars des années 70 et 80 : David Bowie, Lou Reed, Laurie Anderson, Patti Smith, Frank Zappa, Tom Waits… qui ont permis de faire connaître son œuvre au-delà des seuls milieux intellectuels. Il a inventé aussi une sorte de typographie avec des phrases qui rentraient dans des carrés. Par exemple : CHACUN est une déception ; LIFE is a killer ; SAY NO to family values. En fait, il a inventé des effets visuels qu’on retrouve aujourd’hui dans la pub. Il en a fait plus tard des œuvres visuelles pour des galeries.

«John Giorno est un poète, même si ses œuvres sont exposées dans des galeries. Il a accompagné son temps de manière extraordinaire, au cœur d’une constellation, au temps de l’art avant le marché de l’art, quand on faisait encore de l’art pour l’art, pas pour de l’argent, et c’était encore plus difficile pour ceux qui étaient des poètes. Il était bouddhiste et vivait très simplement. Se déplaçait en métro, à vélo. Etait extrêmement attentif aux autres, tous les autres quels qu’ils soient, même nous enfants. Même s’il semble le plus pop star des poètes, la philosophie bouddhiste reste le fil conducteur de toute son œuvre. Il a beaucoup milité et beaucoup donné dans les années sida. Miraculeusement, il en a réchappé, mais tant de ses amants sont morts. Il s’est battu des années pour récupérer des fonds afin d’aider les artistes new-yorkais malades. Plus tard, il m’a aidé à créer le Purgatoire à Naples, un cercle, lieu de vie pour les gens de passage, mais aussi les âmes de nos disparus. La vente de ses sérigraphies en a financé les travaux et souvent aidé à en rembourser les dettes. Il y était chez lui, il est encore venu l’an dernier. Je l’ai aussi exposé, ce fut l’exposition numéro 7 d’une liste de 23, nombre choisi en hommage à William Burroughs dont c’était le chiffre fétiche, un hommage aussi à cette génération d’artistes open mind, celle de toutes les libertés moribondes aujourd’hui. Je lui suis infiniment reconnaissante. EATING THE SKY avait-il écrit, dessiné et peint. J’espère que c’est ce qu’il fait maintenant.»

28 février 2019

Pour ceux qui ont du mal à revoir leur travail

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« Revoir mes livres et mes dessins me plonge dans une gêne immense.
Quand on fait ses besoins, on va aux cabinets et ensuite pffuit, tout disparaît ! Je revendique ce permis de chasse. »
Tomi Ungerer

9 février 2019

Tomi Ungerer is died and I am sad

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7 février 2019

kun

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j’ai parlé avec certains d’entre vous de cet ancien d’errances

24 janvier 2019

le dessin, l’écriture … l’errance

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Dessiner c’est improviser une caresse dans l’urgence
un courant d’humeur transparente ou précise
comme une évasion
une pulsion
une envie instantanée
une intention sans préméditation
comme on parle avant d’avoir pensé
comme on raconte un rêve qu’on a pas compris,
dessins dégainés plus vite que leur ombre,
dessins semis automatiques « ah bon j’ai pensé à ça »
a t-on besoin de penser pour dessiner ?
un dessin ne demande rien
il se fait naturellement comme s’il existait déjà avant d’être là
c’est quelque chose à la fois de léger et d’essentiel dans le fait de dessiner
cela ou d’autres qu’à cela ne tienne
dessiner dans le sable que la vague effacera
et redessiner de nouveau pour faire parler le silence entre les fibres du papier

en fait l’écriture c’est une sorte de dialogue avec soi même …

Charlélie Couture

1 janvier 2019

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1 décembre 2018

Sempé et Nicolas de Crecy et l’errance créative

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4 novembre 2018

y a plus qu’à éplucher, couper, cuisiner, mixer …

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24 octobre 2018

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Il n’y avait jamais eu autant de publications en un mois

16 mars 2018

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« Ecrire était une nécessité pour moi.
Parce que la vie s’éclaircit quand
on s’efforce de la mettre en mots »

Ludmila Oulitskaïa

21 janvier 2018

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9 novembre 2017

le 13 000 ème post

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23 octobre 2017

Pendant 2 ans Claire Tabouret a peint un autoportrait chaque matin

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En 2012-2013 lors d’une résidence à Pékin, elle s’attache à peindre chaque jour son autoportrait à l’encre de Chine pour questionner son rapport à sa propre identité en impliquant le paramètre temps – cette notion du temps et du caractère mouvant des images par rapport au temps restera d’ailleurs une constituante fondamentale de son travail.

De même, son propre visage qu’elle a saisi tous les jours, à l’encre sur papier de riz, pendant deux ans, captant chaque jour les menues différences. Ces autoportraits ont été impulsés par une remarque de l’écrivaine Yoko Tawada : «On dit que le corps humain est composé à 80% d’eau, aussi n’est-il pas étonnant qu’un autre visage apparaisse chaque matin dans le miroir.»

10 octobre 2017

Traité des gestes

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Les gestes parlent à notre place.
Les mots ont été inventés pour mentir, les gestes en nous échappant parfois peuvent nous contredire.

Les mots sont faits pour mentir, pour nous cacher et les gestes nous révèlent malgré nous.
Il y a des gestes qui expriment tellement ce que nous pensons…

une autre émission sur France Culture

Les clefs de voiture et la différence entre les hommes et les femmes

Un homme qui ferme sa voiture,
prend sa télécommande
et se place devant la voiture
tend le bras
appuie sur la télécommande
et ferme la voiture

et ça veut dire, tu es sous ma soumission, obéis moi…

Les femmes lorsqu’elles quittent leur voiture,
s’en vont
font quelques pas
font un geste en pliant le bras en arrière pour fermer la voiture

et cela prouve une désinvolture vis à vis de l’objet et un rapport beaucoup plus léger à l’objet et au pouvoir
qui est une différence que l’on peut remarquer entre les hommes et les femmes

on devrait donner des cours de gestes.

le livre est commandé et sera bientôt en bibliothèque
Traité des gestes
Charles Dantzig
grasset

30 septembre 2017

James Ellroy

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26 août 2017

un bon graphiste a le même rôle qu' »un bon écrivain ou un bon photographe ».

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un bon graphiste a le même rôle qu' »un bon écrivain ou un bon photographe »,explique Dirk Behage un des organisateurs du congrès de l’alliance graphique internationale, Paris 18 au 22 septembre 2017.
Il ajoute
« la communication visuelle ne répond pas seulement à un enjeu économique et commercial, mais possède aussi une dimension culturelle.
Elle peut éclairer,
éduquer,
faire rêver »

2 août 2017

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A partir de ce mercredi 2 août, l’humanité aura consommé la totalité des ressources que la Terre peut produire en une année.

12 juillet 2017

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« L’état même d’artiste est une aventure intérieure, un voyage en soi. »

Claire Tabouret

15 avril 2017

Picasso à Apollinaire

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« Je ne crois qu’au travail. Il n’y a d’art qu’avec un grand travail, un travail matériel tout autant qu’un travail cérébral. »

5 février 2017

Vidéo et écriture, c’est Bon

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27 janvier 2017

20 remarques sur écrire en école d’arts

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À l’occasion de la venue de François Bon à l’école cette semaine (intervention auprès des étudiants de l’option art),
Cécile (bibliothèque) attire notre attention sur un de ses articles paru récemment dans l’excellente revue belge l’Art Même.

http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4359

19 janvier 2017

a.

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1 janvier 2017

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19 décembre 2016

Barbara Kruger : le travail de cette artiste devrait intéresser plusieurs d’entre vous

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11 novembre 2016

Léonard is dead …

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6 novembre 2016

Écrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir.

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« Écrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir. »
Christian Bobin

24 octobre 2016

Avant … le marketing

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chene_avant

21 octobre 2016

Filed under: errances — tiry @ 20:58

C’était bien.

18 octobre 2016

Butternut, Potimarron et carottes

Filed under: errances — tiry @ 20:23

soupe

pour moi… le plus dur est fait …

Filed under: errances — tiry @ 13:20

courses_2

Je déteste les hypermarchés et tout ce que cela représente, je n’étais pas venu depuis un an
c’est le même gif que l’an dernier mais les 2 caddies de ce matin étaient vraiment impressionnants

7 octobre 2016

Une petite visite à Anna ce week-end ?

Filed under: errances — tiry @ 17:59

marche_noir

5 mars 2016

les 80 ans de la naissance de Perec

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les 80 ans de la naissance de Perec, des films de l’INA

archives de l’INA

28 février 2016

Kun

Filed under: errances — tiry @ 10:56

Kun un « errant » de l’année dernière expose à Paris Yohann Gallery

son travail sur errances (on peut voir des travaux dans le film)

Kun sur errances

21 février 2016

Hergé et Errances

Filed under: errances — tiry @ 16:03

« Je pars en général d’un scénario très linéaire et très simple autour duquel je peux broder comme je le désire. Je sais où je pars et je sais à peu près où je veux arriver. Entre les deux c’est terra incognita.
Si tout est décidé d’avance, je trouve que c ‘est ennuyeux. Je ne pourrais plus le faire, ça ne me paraîtrait pas vivant. Ça deviendrait de la fabrication et donc ça m’ennuierait. »

Hergé

30 janvier 2016

Annie Robine à la radio

Filed under: errances — tiry @ 09:57

Annie Robine a été l’invitée de Carré VIP
vous pouvez écouter l’emission

Annie Robine (l’art de la reliure) – Carré VIP (VieillePie) #2

merci à Cécile pour l’info

20 janvier 2016

Des nouvelles d’un errant (sillons)

Filed under: errances — tiry @ 12:07

kun_expo

11 janvier 2016

Ground control has lost Major Tom … it’s sad

Filed under: errances — tiry @ 18:14

 

 


 

 

3 janvier 2016

Alberto Giacometti et l’Errance

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le malheur quand on cherche, c’est qu’on ne trouve que ce que l’on cherche

Alberto Giacometti

1 janvier 2016

Filed under: errances — tiry @ 13:15

13 décembre 2015

Donald W. Winnicott

Filed under: errances — tiry @ 19:31

« Se cacher est un plaisir, mais ne pas être trouvé est une catastrophe. »

Winnicott

winnicott (pédiatre psychanaliste) a écrit cette phrase en parlant des enfants et/ou des adolescents, je trouve qu’elle s’applique assez bien au travail sur errances …et à la création en général

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