Errances

23 septembre 2009

Filed under: sentiers — errant @ 22:22

textedescriptif

I love Johnny Boy

Tout le temps, dans la lumière, je vois une tâche sombre.

Filed under: tortilles — errant @ 19:35

cléo sur errances

Filed under: tortilles — errant @ 17:55

arme de destruction n°2

Filed under: sentiers — errant @ 15:03

photo

Filed under: tortilles — errant @ 09:58

jourtrois

22 septembre 2009

J2 moins une

Filed under: tortilles — errant @ 23:56

mardi vingt deux septembre.
il est minuit moins quatre minutes.

trois minutes…
deux minutes…
une minute…

bonne nuit !

J1 + 1 (pour lundi)

Filed under: tortilles — errant @ 23:54

D’où vient cette formidable envie d’être en retard ?
Toujours trop tard
Je fais du temps
Mon confident

Le seul qui connaît
Les raisons de mon jeu
Le pourquoi qui voile mes yeux
Et

Pourquoi pas
Ce soir
arriver plus tard
que prévu.

(M.R)

Plumeaux

Filed under: tortilles — errant @ 22:44

Cheminement

Filed under: tortilles — errant @ 21:23

« Déambuler de nuit dans une ville, c’est prendre le rythme de la flânerie, éveiller ses sens pour distinguer ce qui ne se discerne qu’à force d’attention, et se laisser porter par ce que l’on rencontre. Avancer guidé par les halos de lumière des lampadaires, faire quelques pas vers des zones plus sombres, être happé par une réalité quotidienne transfigurée. »

Mathilde Roman. préface de « Nocturnes » de Jürgen Nefzger.

cheminement

Toutes les mêmes!!

Filed under: tortilles — errant @ 18:07

« Et maintenant elle est mûre pour le dernier manège, la déclaration. Tous les clichés que tu voudras, mais veille à ta voix et à sa chaleur. Un timbre grave est utile. Naturellement lui faire sentir qu’elle gâche sa vie avec son araignon officiel, que cette existence est indigne d’elle, et tu la verras alors faire le soupir du genre martyre. C’est un soupir spécial, par les narines, et qui signifie ah si vous saviez tout ce que j’ai enduré avec cet homme, mais je n’en dis rien car je suis distinguée et d’infinie discrétion. Tu lui diras naturellement qu’elle est la seule et l’unique, elles y tiennent aussi, que ses yeux sont ouvertures sur le divin, elle n’y comprendra goutte mais trouvera si beau qu’elle fermera lesdites ouvertures et sentira qu’avec toi ce sera une vie constamment déconjugalisée1. Pour faire bon poids, dis-lui aussi qu’elle est odeur de lilas et douceur de la nuit et chant de la pluie dans le jardin. Du parfum fort et bon marché. Tu la verras plus émue que devant un vieux lui parlant avec sincérité. Toute la ferblanterie2, elles avalent tout pourvu que voix violoncellante. Vas-y avec violence afin qu’elle sente qu’avec toi ce sera un paradis de charnelleries1 perpétuelles, ce qu’elles appellent vivre intensément. Et n’oublie pas de parler de départ ivre vers la mer, retiens bien ces cinq mots. Leur effet est miraculeux. Tu verras alors frémir la pauvrette. Choisir pays chaud, luxuriances, soleil, bref association d’idées avec rapports physiques réussis et vie de luxe. Partir est le maître mot, partir est leur vice. Dès que tu lui parles de départ, elle ferme les yeux et elle ouvre la bouche. Elle est cuite et tu peux la manger à la sauce tristesse. C’est fini. Voici la nomination de votre mari. Aimez-le, donnez-lui de beaux enfants. Adieu, madame. […] » »
extrait de « Belle du seigneur », d’Albert Cohen

Filed under: sentiers — errant @ 17:19

« Il y a autant d’errance qu’il y a d’être humains, il y a des errances à deux, il y a des errances heureuses, des errances qu’on partage à part égale, elles n’appartiennent à personne mais sont tout entière à chacun. Chacun a son opinion, son hypothèse, respecte et ignore celle des autres, on s’entend bien, l’errance est la preuve, improvisée, fortuite, échappant à toute règle, à tout modèle. Etre soi davantage dans l’errance ou échapper à soi, improvisée ou imprévisible, qui ne le croit pas, le monde moderne nous l’interdit celle-là, mensonge de l’errance, toute errance est leurre d’errance, tout s’explique mais peu importe, on préfère rester dans l’obscurité. On parle de trajet, de voyage, de trajet d’aller errant à travers le monde. Les errances imaginaires font fortune, le parcours sans faille, sans hasard, imposé par on ne sait trop quoi, par soi, par un destin inscrit en soi et qui échappe à tous, à soi comme aux autres. C’est encore un espace libre, un espace au pire de liberté contrainte. Je veux que mon errance avant tout soit différente de toutes les autres, de toutes celles des autres, ça suffit à faire une bonne errance, de celle qu’on raconte et qui finissent, et on s’en donne les moyens, par ressembler à un conte, à une histoire vraie. »

Docteur Henri Grivois, lettre à Raymond Depardon, pour Errance

21 septembre 2009

L’auberge In

Filed under: tortilles — errant @ 23:50

Architectuur

Filed under: tortilles — errant @ 19:02

architectuur

inscription katjastroph

Filed under: tortilles — errant @ 11:11

arme de destruction n°1

Filed under: sentiers — errant @ 09:44

photo

19 septembre 2009

inscription maelle

Filed under: sentiers — errant @ 18:05

14 septembre 2009

Goedendag

Filed under: tortilles — errant @ 21:23

bruges

3 septembre 2009

Insurgé

Filed under: sentiers — errant @ 21:56

– Il se dit innocent.
– Qu’a-t-il fait pour ne pas l’être ?
Là n’est pas la question cher ami, mais plutôt de quel droit s’innocente-t-il ?
– De quoi est-il fautif ? Faites m’en part, je pourrais peut-être vous aider.
Le fait même d’exister s’avère être l’unique raison de son inculpation.
– Je ne vous suis pas mon ami. Vous et moi sommes vivant tout autant que lui…
Et pas moins innocents. Cependant, il a choisi de se faire l’inquisiteur.
– L’inquisiteur ? Et à quel titre ?
C’est bien ce que je vous dis.
– Non, vous me faites part de son droit d’innocence et non de son statut d’inquisiteur.
Chercheriez-vous à me contredire monsieur ?
– En aucun cas cher ami, mais j’avoue ne pas vous suivre…
Vous allez donc à l’encontre de mes propos. Seriez-vous un insurgé ? Si cela est le cas, je vous condamne sur le champ !
– Mais…
Attendez-vous à ne pas revoir la lumière avant des lustres monsieur. L’obscurité vous donnera le teint qui vous correspond le mieux : blême, celui-la même des mutins.
– …

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