Errances

30 avril 2012

Modèle vivant scrap-booké

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« Connais-toi toi-même »

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« Connais-toi toi-même » Actualité de l’injonction de Socrate
Guy Lazorthes

L’injonction de Socrate était en son temps justifiée car de tout événement heureux ou malheureux, un dieu était alors responsable ; la mythologie1 régnait. Les hommes oubliaient de se mettre en cause. Justifiée, elle le fut encore pendant les siècles au cours desquels les vérités et les règles de conduite étaient dictées par les seuls textes sacrés.
L’incitation à s’interroger sur soi-même ne s’impose pas moins aux temps modernes. Les fanatismes religieux persistent, et de plus les esprits accaparés par la Science et par la Technologie négligent la réflexion sur la condition humaine.

1 – La connaissance de soi
Elle éclaire tout homme sur ce qu’il est et ce qu’il peut ; elle le sauve des illusions souvent funestes qu’il se fait sur lui-même. « N’est-il pas évident, cher Xénophon, dit Socrate, que les hommes ne sont jamais plus heureux que lorsqu’ils se connaissent eux-mêmes, ni plus malheureux que lorsqu’ils se trompent sur leur propre compte ? » En effet, ceux qui se connaissent sont instruits de ce qui leur convient et distinguent les choses dont ils sont capables ou non. Ils se bornent à parler de ce qu’ils savent, cherchent a acquérir ce qui leur manque et s’abstiennent complètement de ce qui est au- dessus de leurs capacités ; ils évitent ainsi les erreurs et les fautes. Ceux qui ne se connaissent pas et se trompent sur eux-mêmes sont dans la même ignorance par rapport aux autres hommes et aux choses humaines en général. La connaissance de soi est la science première. « Connais-toi toi- même » veut dire : renonce à chercher hors de toi, à apprendre par des moyens extérieurs ce que tu es réellement et ce qu’il te convient de faire ; reviens à toi, non pas certes pour te complaire en tes opinions, mais pour découvrir en toi ce qu’il y a de constant et qui appartient a la nature humaine en général, Conception d’une extrême importance car elle proclame qu’en tout esprit humain existe la science, qui intéresse I’Homme et qui n’a besoin que d’être extraite. Le maître n’est plus qu’un auxiliaire qui assiste les esprits pour les aider à émettre leurs idées. et à examiner si elles sont viables ; il ne saurait prétendre enfanter le vrai à leur place.

2 – La conscience de son ignorance.
« Connais-toi toi-même » signifie aussi s’interroger sur son savoir. Se connaître est prendre conscience de soi et par là de son ignorance. Socrate déclarait « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ». Il ne niait pas l’existence de la vérité. La vérité existe même s’il ne la connaît pas ; il vaut mieux une ignorance qui se connaît qu’une ignorance qui s’ignore. La Pythie aurait déclaré : « est le plus savant celui qui, comme Socrate, sait que son savoir est en fin de compte nul ». Socrate découvrit qu’il avait au moins une science, celle de son ignorance. Il vénérait les dieux tout en avouant son ignorance à leur égard. Cet aphorisme, loin de prouver son scepticisme, témoigne de son désir de vérité. Platon appellera « double ignorance » le fait de ne pas savoir et de vivre dans L’illusion de son savoir, c’est-à-dire ne pas avoir conscience de son ignorance, La « double ignorance » est grave, malfaisante, si elle est le fait de personnes importantes. « Non seulement tu ignores les choses les plus importantes, mais tu crois les savoir » disait, d’après Platon, Socrate à Alcibiade.

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26 avril 2012

waterproof 3

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les vies possibles de Christian Boltanski

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les vies possibles de Christian Boltanski

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Rêve

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Bouvier bernois pêché

25 avril 2012

Essai 2

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24 avril 2012

Essai

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23 avril 2012

prè ouverture du palais de tokyo

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passage obligé au photomaton

21 avril 2012

waterproof 2

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20 avril 2012

waterproof

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Essai de photos dans l’eau avec un appareil argentique waterproof.

Merci à mes deux modèles qui ont accepté de poser malgré la mauvaise météo!

19 avril 2012

Crumb, de l’underground à la Genèse

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Jusqu’au 19 août, Robert Crumb envahit le musée d’art moderne de la ville de Paris de ses terribles et géniales orgies graphiques. De l’enfance de Crumb, de ses premières lectures à ses plus récents travaux – son interprétation de la Genèse notamment (Denoël Graphic, 2009)- le parcours est chronologique. La scénographie est simple. Dessins encadrés, murs blancs et grands espaces. Mais les dessins sortent des cadres. Ils viennent vous vomir dessus, vous bouffer, vous pénétrer.

L’autofiction/autobiographie dans la bande dessinée s’est d’abord popularisée aux États-Unis et Crumb n’y est pas pour rien ! (En France, il a malheureusement fallu attendre les années 90 pour que ce genre ne soit pas considéré comme de l’auto-égo-perso-graphie). Son imaginaire passionnant, extrême et horrifiant est désormais présent dans les esprits de la plupart bédéphiles comme une référence indiscutable et complètement folle. Mais il faut visiter cette exposition en gardant à l’esprit que le travail de Crumb a été une révolution.

Personne n’avait encore livré de cette manière ses travers sexuels, ses complexes intimes, son égocentrisme et ses tripes dans une bande dessinée. Crumb ne connaît pas la censure ; il dit tout : ses frustrations, son usage de la drogue, ses délires masturbatoires. Et encore aujourd’hui, ses dessins choquent. Mais on ne les oublie pas parce que Robert Crumb ne se contente pas d’étaler toutes les idées les plus tordues sur du papier ; ses dessins racontent une époque avec un regard très cru sur la société et ses personnages reflètent un contexte historique de révolution sexuelle, d’évolution des mœurs qui a marqué plusieurs générations. L’exposition montre son parcours, ses premiers travaux dans sa revue Zap Comix, ses planches, dessinées sous LSD, lui permettant de travailler de manière très spontanée sans même savoir comment ses histoires allaient finir lorsqu’il était en train de les créer. Sont ensuite présentés les grands projets de sa vie (Fritz the cat, ses pochettes de vinyles de jazz, la revue Weirdo etc.) jusqu’à sa propre interprétation de la Bible présenté dans une salle entière couverte de dizaines de cadres et enfin, l’album Parle moi d’Amour dessiné avec sa femme Aline.




Le catalogue d’exposition coute 30 euros et les vaut largement ! Des pages de carnets de croquis, des témoignages, une chronologie etc. Avec un bonus génial : la couverture-poster.


Bref, si vous avez envie de voir de la sueur, des poil, de l’amour, du sexe, du bonheur, des nibards, de la drogue et de la folie, courrez-y.

Bonus 1 ! Aline et Robert expliquent leur manière de dessiner ensemble

 

Bonus 2 ! Une fan de l’époque – qui souhaite garder son nom anonyme parce qu’aujourd’hui c’est une dame sérieuse avec des responsabilités et tout ;) – témoigne :

 

Musée d’Art Moderne de Paris du 13 Avril au 19 Août 2012,
10h-18h, nocturne jeudi jusqu’à 22h, fermé le lundi

A ne pas louper aussi : l’expo de Spiegelman que j’avais vue à Angoulême a migré à Beaubourg. Mais dépêchez-vous, ça restera moins longtemps !

Centre Pompidou du 21 mars au 21 mai
12h-22h, entrée rue Beaubourg

PS : la prochaine fois j’aurai un vrai appareil photo…

15 avril 2012

she’s a bit nervous right now…

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Oui oui je travaille quand même.

13 avril 2012

l’idée d’une lutte

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www.moonassi.com

4 avril 2012

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« l'intimité territoriale, à distinguer des « territoires de l'intime » désigne une expérience d'appropriation qui altère, voire subvertit la distinction privé/public sur laquelle sont fondées la séparation et la discrimination des espaces fonctionnels, homologués. […]
l'intimité territoriale est celle qu'un individu, une famille ou une communauté entretient avec son environnement, au delà de l'abris domestique ou plutôt quand celui-ci est même un vecteur-et non une coupure-de l'environnement.
l'intimité territoriale peut résulter peut résulter d'un obligation de repli correspondant à un défaut de domicile légal , à l'exclusion de l'espace public, mais elle participe d'une ouverture :elle instaure une autre dimension de la subjectivité, démarqué du partage privé/public.
[...]
l'expérience voire la production d'une intimité territoriale nécessite en revanche une redistribution permanente du rapport privé/public avec son corrélat intérieur/extérieur, qui renvoie qui revoie à la structure du corps propre.
D'où l'importance des effets de seuil et plus généralement d'une pensée liminaire, qui ne dois pas être réduite à des jeux de frontières. Quand elle produit ses effets de seuil, l'image n'est plus seulement une représentation, elle cesse de fonctionner au service d'une volonté exclusive, elle devient active pour l'être humain comme le plan naturel d'Uexküll l'est pour l’araignée qui tisse sa toile. »

Jean François Chevrier, des territoires, l'arachnéen, paris 2011.

3 avril 2012

Exercice d’écriture. Faire une série de Haïku à partir d’un tableau.

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Ah ! rayon de soleil
Pour des corps pâles sortis d’hiver
Début du printemps.

Rouge et blanc sur fond bleu
Baignade patriotique
d’un petit garçon.

Dans l’eau froide
plaisir d’un courant chaud quand
On pisse dans l’eau.

Que de monde dans l’eau
Les baigneurs du dimanche affluent
Pourtant je suis seul.

Les pieds dans l’eau
Sans mouiller ma chemise
J’ai le cul au sec

Assis ou couché
Immobile je joue son jeu
1,2,3 soleil.

Elle ne le vois jamais
toujours à l’abri du soleil
derrière moi mon ombre

Elle est d’un bleu froid
Insensible à la chaleur
L’eau reste de glace.

1 avril 2012

le scanner des champs libre

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