Errances

25 décembre 2018

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Une grande salle vide

Plus grande que celle dans laquelle nous sommes

Plus haute aussi

Une porte en haut d’un petit escalier au fond sur le mur de gauche

Des fenêtres qui peuvent s’ouvrir

Une porte derrière nous

Un grand calme

Quelqu’un rentre derrière nous

Quelqu’un rentre derrière nous en poussant un très grand cube avec tout son corps

Sa tête repose sur le haut du cube, ses bras pendent de chaque côté

On se pousse pour le laisser passer

Il laisse le très grand cube à deux pas de nous puis s’en va par la porte en haut de l’escalier

En même temps quelqu’un ouvre la porte en haut de l’escalier et rentre en tirant un long tapis de fausse pelouse

Un très long tapis

On n’en voit pas la fin

Il recouvre les escaliers et reste en bas en le tenant,

Ne bouge plus

Un temps de rien, de silence

Quelqu’un rentre derrière nous en poussant un œuf avec son pied jusqu’au milieu de la salle et repars par où il est arrivé

Quelqu’un rentre, enlève ses chaussures

Ce quelqu’un reste ou pas

Quelqu’un d’autre rentre, enlève ses chaussures, enlève son manteau et s’allonge la tête contre le sol pas loin de son manteau

Si la personne est restée elle va se glisser sous le manteau, sort ses mains des manches mais pas sa tête, elle se déplace en rampant jusque dans le coin au fond à droite de la pièce, ressort de sous le manteau et s’en va

 

On entend du bruit dans le couloir derrière la porte

 

La porte s’ouvre

 

Quelqu’un rentre en tirant une chaise avec ses dents jusqu’au milieu de la pièce et sors à reculons par la porte derrière nous

 

Deux personnes rentrent en poussant difficilement une énorme pierre jusqu’à côté de la chaise et s’en vont par la porte en haut de l’escalier

 

Quelqu’un rentre et traverse la pièce avec quelqu’un inerte sur son dos

Quelqu’un rentre avec les mains dans les poches et longe les murs en sortant de ses poches des formes de différentes tailles et les pose au sol

 

Quelqu’un rentre en glissant sur le dos avec une forme grande comme un violoncelle posé sur le ventre, ce quelqu’un glisse jusqu’en bas de l’escalier, se retourne pour se retrouver sur la forme

En même temps la porte en haut de l’escalier s’ouvre

une boite en carton apparaît, elle avance toute seule et dévale les escaliers, elle s’ouvre sur le coté et la personne qui était à l’intérieur s’allonge en laissant le haut de son corps dans la boite

Quelqu’un rentre par la fenêtre avec une boite de sucre en morceaux dans les mains, la pose à côté de nous et s’assoit en face

 

Quelqu’un d’autre rentre par la fenêtre avec une pile de tissus dans les bras, lâche tout pas loin du centre de la pièce et pars par la porte derrière nous

 

Plus rien ne bouge

Les murs retiennent leur souffle

Il y a seulement le bruit des morceaux de sucres que la personne assise pose au sol ou jette à travers la pièce

 

Quelqu’un rentre en courant et enlève tout ce qu’il y a dans la pièce

Les corps, toutes les formes contre le mur et celle à côté de l’escalier, l’œuf, la chaise, le tas de tissus, les deux paires de chaussures, le très grand cube, le manteau, la boite en carton avec le corps dedans et l’énorme pierre

Ce quelqu’un sort à son tour de la pièce

 

Plus rien ne bouge

Les murs retiennent leur souffle

Il y a seulement le bruit des morceaux de sucres que la personne assise pose au sol ou jette à travers la pièce

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