Errances

11 janvier 2021

//la maison rose

Filed under: musardises,- moïra — MOira @ 13:27

« Ou sommes nous ? »

« Cette demeure vient de toi, il serait plus judicieux que je te pose la question »

L’air autour de moi change petit à petit de nature. Mon étape demande à mes yeux de se faire dans l’instant. Un on creuse mon visage pour y glisser la gélatine de regard.

« Cela ne devrait t’il pas me faire hurler de douleur ? Il me semble que ce que tu fait à mon visage devrait me faire mal. »

« Ce n’est pas ton corps, je t’en ai prêté un. Ton corps terrestre ne pourrait pas supporter le tunnel. Il ne ressemble à rien que tu puisse connaitre, mais aussi à rien que tu puisse sentir. Même privé de la vue si tu étais entré tel que je t’ai trouvé ta peau aurait été gagnée par l’incompréhension, le doute puis la folie. »

« Comment un corps peut-il devenir fou ? »

« Comment peut-on vivre dans un corps qui hurle quand on lui offre des yeux ? Votre réalité est l’anesthésie de vos corps. »

« Cela veut-il dire que tu n’as jamais mal ? »

« La douleur n’existe pas tel que tu l’entends chez moi. Nous ne grimpons pas à la même échelle, nous ne faisons que nous croiser. »

Iel a finit de creuser ma vue. Mais il ne m’est pas donné de la voir pour autant.

« Ou es tu ? »

« Tu ne peut pas me voir, je suis sur une autre échelle. Rends plutôt compte de ce que tu vois. »

Je ne me vois pas, mais je sens mon corps d’empreint. Ses pieds sont enterrés dans un sol pleins de gravier bruyant. Sa peau se pare de minuscules montagnes. Iel a froid.

Nous sommes devant un portail, sur une route qui se perd dans le noir.

« Devrais-je entrer ? »

« … »

« Devrais-je entrer ? »

« Ne me demande pas conseil, je ne joue pas moi, je t’observe. »

Il semble que rien d’autre n’existe autour de nous. Il n’y a que ce portail et une maison rose au de la.

« C’est mignon, c’est chez toi ? »

« Chez moi ? … Je … ne pense pas »

C’est un endroit dans lequel je me suis déjà rendue. Tout transpire une familiarité oppressante, mais comme caché derrière un calque de ce que je ne connais pas.

« J’ai l’impression d’être déjà venue, mais … Quelque chose rend le tout très indigeste pour moi. »

«  Nous ne sommes pas vraiment la, le tunnel s’est déguisé pour toi. Cette bizarrerie n’est pas le fait de ton souvenir, le tunnel aime se déguiser mais ce qu’il préfère c’est corrompre ce que tu lui demande. Voit ça comme sa touche personnel. »

Il y a quelqu’un.e.

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