Errances

12 janvier 2021

///La maison rose

Filed under: musardises,- moïra — MOira @ 14:55

« Qui est-ce ? »

« Iel fait partie du paysage, le tunnel a decider que iel devait être la. Peut-être fait -iel  partie de ton étape, ou de l’interpretation du lieu. »

Iel est comme dans le mur, iel fume une cigarette qui laisse deviner par ses gestes la suite de son être.  Une main noire mariée à un bras… Une bouche dont s’échappe les vague de l’air. Iel, je crois ressemble à ce que mon peuple doit être. J’ai l’impression de me souvenir de ces corps-ci, mais le tunnel me corrompt, et me laisse croire que iel est autre.

La cigarette est terminée, iel est maintenant devant la porte de la maison rose.

« Je le.a suis ? »

« Fait, ou non. Mais si tu reste ici le sol va t’avaler »

En effet je sens ces pieds se recouvrir du sol. Il me mange car ne pas avancer ici se n’est pas jouer.

« Tu n’est pas dans un lieux que tu peux choisir de ne pas regarder. Ta volonté ici n’est pas maitresse de ce qu’il va se passer. Maintenant que tu as choisie ton étape, elle est offerte au tunnel, et le tunnel ne veut pas de toi planté devant la maison. »

« J’ai l’impression que iel m’attend pour entrer »

« C’est le tunnel, iel veut que tu vois la suite de son déguisement, si iel t’attend c’est que que iel doit être fière du résultat. »

Iel ne m’a pas regardé une seule fois. Je n’ai d’ailleurs pas vue son visage. Iel n’en a peut être pas besoins. J’arrache mes pieds au sol gourmand de les garder. Le portail s’ouvre, je dois entrer, iel m’attends je ne pense pas bon de le.a contrarier. Le porche est absurde, plus je m’en approche plus le corps a froid. Ce que l’on m’a prêté semble ne pas vouloir se rendre dans la maison rose.

« Le corps me dit de ne pas rentrer »

« Le corps devient de plus en plus le tiens. Ce que je t’ai donné ne va pas tarder a être ce dont je t’ai privé. L’ensemble de ce qui faisait ton corps revient, et bientôt rien chez toi ne pourra supporter le tunnel. Il faut que tu comprenne le tunnel avant qu’il se vexe, puis qu’il se lasse de toi. »

« Quand n’est t’il des yeux ? Je vois toujours de la même manière depuis que tu me les a offerts. »

« Seul le corps s’aliène, les yeux que je t’ai fait sont ceux avec lesquels mon peuple nait. Ils sont capable de supporter le tunnel, mais suffisamment jeunes pour ne pas tout voir. Tout serait trop pour toi. »

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