Errances

13 janvier 2021

Devin

Filed under: - zeal — Zel @ 11:05

T’as tes démons dans l’veaucer

la tête démise devant l’demi d’bière

à se servir encore des verres

de vin.

Pas besoin d’être devin pour tout miser

maintenant

mon corps attend sa mise en bière.

Romance

Filed under: - Marineee — Marineee @ 04:31

BURN OUT CHEZ MICHELIN

Filed under: musardises,- Franck — Franck @ 02:09

Filed under: - Die.final2.psd — Die.final2.psd @ 00:19

(Quand le goût des baisers change.)

12 janvier 2021

6e étage, au fond à gauche

Filed under: - le_nouketou — le_nouketou @ 23:59

On l’entend depuis le couloir. Un rire frais et vif qui s’engouffre dans l’ascenseur à peine les portes ouvertes. Elle n’a jamais perdu son accent, même après toutes ces années passées ici. Bologne ne l’a jamais vraiment quitté. Le ton est chantant et énergique. Elle ne parle jamais doucement. Je ne saisis pas l’entièreté de la discussion -face à elle, toute autre voix paraît frêle- il me manque les répliques de son interlocutrice, mais il semblerait que cela concerne une histoire de soap opera télévisuel et d’épisodes diffusés dans le mauvais ordre. J’arrive devant la porte et entre, je ne frappe pas, inutile, de toute façon elle ne m’entendrait pas. Elle me l’a déjà répété cinq fois.

Une correspondance déformée 9

Filed under: - fabiola — Fabiola @ 23:32

Visage sans nom

Filed under: - jo_letaxi — jo_letaxi @ 22:35

Playmate n°43

Filed under: - Zaqiqu — Zaqiqu @ 19:02

Les masques de Claude Cahun

Filed under: musardises,- bleu.quentin — bleu.quentin @ 17:55

Mon amie n’est jamais masquée,

Elle a ce pouvoir de s’animer à même la peau.

Mais de ces bijoux dont elle me voit me parer,

Ne sont que des épisodes de moi-même,

M’a-t-elle affirmé.

Jeanne Dielman II

Filed under: - juliette — juliette @ 17:10

C’est un café, juste un modeste petit café, situé au bas du quai du commerce. Les panneaux de bois massif qui tapissent les murs étouffent toute la lumière, même les jours de beau temps, mais elle y a ses habitudes, voyez-vous. Elle s’y arrête volontiers lorsqu’elle remonte ses commissions jusqu’à son appartement. Pas exactement tous les jours, non, seulement si elle peut se le permettre, si elle n’a qu’à réchauffer le repas de ce soir, si elle n’est pas trop en retard sur ses ouvrages. Elle aime s’installer à la première table, juste à côté de l’entrée, car elle ne s’attarde pas. Elle aime occuper toute la banquette, car elle est habituée à la solitude. Elle n’a pas besoin de commander, Gisèle sait que pour Jeanne, ça sera un café au lait, avec deux sucres. Elle défait son foulard et lisse les plis de la soie avec son pouce, un merci poli pour la serveuse – elle l’aime bien, Gisèle, toujours soignée, toujours prompte à la servir, jamais bavarde. Elle aime penser que ce petit café du milieu d’après-midi est son moment privilégié, ses trois minutes trente de pause, de plaisir et de paresse. Elle essuie une gouttelette de lait du bout de son index et laisse son regard se perdre dans le vide, en tournant la cuillère dans la tasse, s’inquiète un peu, pour sa sœur, pour son fils, et il est déjà l’heure de rentrer. Soupir. Elle compte ses petites pièces, un petit quelque chose pour Gisèle, et termine de boutonner son manteau de pluie en quittant le café. Les talons pressés de Jeanne résonnent sur les pavés du quai du commerce.

Jeanne Dielman I

Filed under: - juliette — juliette @ 16:48

///La maison rose

Filed under: musardises,- moïra — MOira @ 14:55

« Qui est-ce ? »

« Iel fait partie du paysage, le tunnel a decider que iel devait être la. Peut-être fait -iel  partie de ton étape, ou de l’interpretation du lieu. »

Iel est comme dans le mur, iel fume une cigarette qui laisse deviner par ses gestes la suite de son être.  Une main noire mariée à un bras… Une bouche dont s’échappe les vague de l’air. Iel, je crois ressemble à ce que mon peuple doit être. J’ai l’impression de me souvenir de ces corps-ci, mais le tunnel me corrompt, et me laisse croire que iel est autre.

La cigarette est terminée, iel est maintenant devant la porte de la maison rose.

« Je le.a suis ? »

« Fait, ou non. Mais si tu reste ici le sol va t’avaler »

En effet je sens ces pieds se recouvrir du sol. Il me mange car ne pas avancer ici se n’est pas jouer.

« Tu n’est pas dans un lieux que tu peux choisir de ne pas regarder. Ta volonté ici n’est pas maitresse de ce qu’il va se passer. Maintenant que tu as choisie ton étape, elle est offerte au tunnel, et le tunnel ne veut pas de toi planté devant la maison. »

« J’ai l’impression que iel m’attend pour entrer »

« C’est le tunnel, iel veut que tu vois la suite de son déguisement, si iel t’attend c’est que que iel doit être fière du résultat. »

Iel ne m’a pas regardé une seule fois. Je n’ai d’ailleurs pas vue son visage. Iel n’en a peut être pas besoins. J’arrache mes pieds au sol gourmand de les garder. Le portail s’ouvre, je dois entrer, iel m’attends je ne pense pas bon de le.a contrarier. Le porche est absurde, plus je m’en approche plus le corps a froid. Ce que l’on m’a prêté semble ne pas vouloir se rendre dans la maison rose.

« Le corps me dit de ne pas rentrer »

« Le corps devient de plus en plus le tiens. Ce que je t’ai donné ne va pas tarder a être ce dont je t’ai privé. L’ensemble de ce qui faisait ton corps revient, et bientôt rien chez toi ne pourra supporter le tunnel. Il faut que tu comprenne le tunnel avant qu’il se vexe, puis qu’il se lasse de toi. »

« Quand n’est t’il des yeux ? Je vois toujours de la même manière depuis que tu me les a offerts. »

« Seul le corps s’aliène, les yeux que je t’ai fait sont ceux avec lesquels mon peuple nait. Ils sont capable de supporter le tunnel, mais suffisamment jeunes pour ne pas tout voir. Tout serait trop pour toi. »

la comtesse

Filed under: - juliette — juliette @ 12:50

Lola

Filed under: - zeal — Zel @ 12:14

s’rappeler Lola peu après l’Elloul

tuée par les balles d’un fou ou foulée par la foule

Tom à la ferme

Filed under: - Marineee — Marineee @ 02:18

11 janvier 2021

BURN

Filed under: musardises,- Franck — Franck @ 23:39

Une correspondance déformée 8

Filed under: - fabiola — Fabiola @ 23:33

Filed under: musardises,- bleu.quentin — bleu.quentin @ 23:26

Filed under: - jo_letaxi — jo_letaxi @ 21:39

Bling jogging babysitter // autoportrait lundi 11 janvier 2021

Filed under: - Die.final2.psd — Die.final2.psd @ 19:46

J’entends la mer

Filed under: - œufmollet — oeufmollet @ 18:23

n°55

Filed under: - le_nouketou — le_nouketou @ 18:16

Tout se répète en boucle. Revivre les mêmes moments. Revoir les mêmes lieux, les mêmes personnes. A la lisière entre le flou et le net. Je ne sais plus pourquoi je suis ici. Je conduis, seule. Sur les bas côtés, des pins. Je me retrouve face à un choix. C’est toujours le même. Continuer à rouler et arriver jusqu’au rond point. En faire le tour. Retourner dans l’abysse. Soit tourner. Prendre la petite route qui s’enfonce dans la forêt et son obscurité. Et alors peut-être essayer de sortir de là. Ca c’est ce que je me dis. En vrai je n’en sais rien. Je ne sais plus rien. J’oublie au fur et à mesure. J’aperçois le bleu acide des panneaux de circulation. Je dois choisir. Maintenant. Je mets mon clignotant et tourne. La nuit est soudaine. Elle tombe le temps d’un battement de paupière. Mon rétroviseur ne reflète plus que le noir. Mon champ de vision est celui de mes phares. Je roule. Longtemps. La route semble sans fin. Peut-Être que je me suis trompée. Peut-Être qu’on ne peut pas sortir. Que la répétition est infinie. Je cligne des yeux. Et soudain je les vois. Les faibles lueurs d’une ville au loin. Petits points ardents à l’horizon. C’est l’espoir. La certitude qu’au fond, j’avais raison. Je ne sais pas encore sur quoi, mais je sais. La peur me rattrape. Et si c’était un mirage. Un appât pour me forcer à avancer. Un miroir alléchant. Malgré tout je continue. Et les lumières se rapprochent. La peur s’atténue. Plus elle s’éloigne et plus le monde devient clair. Les étoiles sont apparues. La Lune aussi. Elle se réfléchi dans l’océan en contre bas. Je suis sortie de la forêt. Le monde est revêtit du manteau bleu de minuit.

Quelque chose à échoué. Tout semble s’être évaporé. Ou peut-être pas. Pas encore. Je suis de nouveau seule sur la route mais j’ai toujours mes souvenirs. C’est inédit. J’ai laissé la voiture. Je ne sais plus trop pourquoi mais il me semble l’avoir donné. Quelqu’un en avait plus besoin que moi. Car pour une fois, je sais ou je vais. Alors je cours. Les pins défilent dans le coin de mon oeil. C’est long et éprouvant. Mais je cours. Je tourne et m’engage dans la foret. L’obscurité se fait. C’est plus dur d’avancer sans le halo des phares. Ma cadence ralenti. Mais cette fois ci je sais que la route mène quelque part. Je ne suis pas perdue.

re-foulée

Filed under: - zeal — Zel @ 18:03

Zaqīqu

Filed under: - Zaqiqu — Zaqiqu @ 17:03

Des dieux ou des hommes régnant dans les cieux et cloîtrés dans les derniers capitoles. Sous leurs apparences holographiques ils espèrent falsifier leur existence. Devenir immortel et régner sur le monde demande un sacrifice qui n’appartient qu’au seul Muedin.

Zac Muedin étincelant du plexus dégoulinant de jus de rouille. Le dernier homme sur la Bleu de poussières et de métaux. Des années à créer un royaume où il peut greffer son égo à chaque recoin. Une vie d’immortel chiatique pour les dieux de lumières mais seul Zac Muedin se sacrifie à Vénus avec Aphrodite.

Une beauté souveraine qui mérite tout les rêves de Tympœur du monde enfermés dans un attaché case. Muedin pour seul gardien des rêves tel le démon Mésopotamien Zaqīqu.

//la maison rose

Filed under: musardises,- moïra — MOira @ 13:27

« Ou sommes nous ? »

« Cette demeure vient de toi, il serait plus judicieux que je te pose la question »

L’air autour de moi change petit à petit de nature. Mon étape demande à mes yeux de se faire dans l’instant. Un on creuse mon visage pour y glisser la gélatine de regard.

« Cela ne devrait t’il pas me faire hurler de douleur ? Il me semble que ce que tu fait à mon visage devrait me faire mal. »

« Ce n’est pas ton corps, je t’en ai prêté un. Ton corps terrestre ne pourrait pas supporter le tunnel. Il ne ressemble à rien que tu puisse connaitre, mais aussi à rien que tu puisse sentir. Même privé de la vue si tu étais entré tel que je t’ai trouvé ta peau aurait été gagnée par l’incompréhension, le doute puis la folie. »

« Comment un corps peut-il devenir fou ? »

« Comment peut-on vivre dans un corps qui hurle quand on lui offre des yeux ? Votre réalité est l’anesthésie de vos corps. »

« Cela veut-il dire que tu n’as jamais mal ? »

« La douleur n’existe pas tel que tu l’entends chez moi. Nous ne grimpons pas à la même échelle, nous ne faisons que nous croiser. »

Iel a finit de creuser ma vue. Mais il ne m’est pas donné de la voir pour autant.

« Ou es tu ? »

« Tu ne peut pas me voir, je suis sur une autre échelle. Rends plutôt compte de ce que tu vois. »

Je ne me vois pas, mais je sens mon corps d’empreint. Ses pieds sont enterrés dans un sol pleins de gravier bruyant. Sa peau se pare de minuscules montagnes. Iel a froid.

Nous sommes devant un portail, sur une route qui se perd dans le noir.

« Devrais-je entrer ? »

« … »

« Devrais-je entrer ? »

« Ne me demande pas conseil, je ne joue pas moi, je t’observe. »

Il semble que rien d’autre n’existe autour de nous. Il n’y a que ce portail et une maison rose au de la.

« C’est mignon, c’est chez toi ? »

« Chez moi ? … Je … ne pense pas »

C’est un endroit dans lequel je me suis déjà rendue. Tout transpire une familiarité oppressante, mais comme caché derrière un calque de ce que je ne connais pas.

« J’ai l’impression d’être déjà venue, mais … Quelque chose rend le tout très indigeste pour moi. »

«  Nous ne sommes pas vraiment la, le tunnel s’est déguisé pour toi. Cette bizarrerie n’est pas le fait de ton souvenir, le tunnel aime se déguiser mais ce qu’il préfère c’est corrompre ce que tu lui demande. Voit ça comme sa touche personnel. »

Il y a quelqu’un.e.

BLACK SNAKE 1

Filed under: musardises,- Franck — Franck @ 03:07

Bénit soit le grand serpent de bitume. Qui chaque jour nous gratifie de ses écailles. Nous suivons sa voit, le chemin qu’il à dessiner pour nous. Et si certain trouve en la figure du serpent le mal absolue, je leur laisse le soin de jouer les anges Gabriel et de terrasser le dragon. Mais si la route est belle et bien un grand serpent à la peau rugueuse et noir, il doit naturellement exister une tête, et une queue. Ou, autre hypothèse, c’est un serpent qui se mord la queue. Mais alors toute recherche d’extrémité de corps est impossible.

Pour ma part, après avoir écumer de bien belle écaille au guidon de mon cheval de fer, je suis presque persuader que la légende du serpent de la route devrait être écrite. Et que dans ma version de l’histoire, la tête et la queue ne se mordent pas. D’ailleurs j’en chercherais la trace. Je suppose aisément que la tête devrait être en hauteur, et que le bout de la queue se trouve dans une sombre grotte.

Et si se mythe dois être écrit, il suppose bien des effort d’imagination au lecteur qui devra sans nul doute imaginer une grande partit de la cohérence narrative. (ce que toute religion fait d’ailleurs)

L’histoire du grand serpent moderne remonte à déjà bien des années. Mais le culte de sont corps commence et laisse ses première trace qu’a l’apparition de sa première mu. A savoir l’arrivé du noir bitume. Vers les année 1920. Avant cette date, le serpent n’était que poussière et boue. Et si maintenant il nous parait assez évident de le caresser de nos roue en caoutchouc, sont apparition coordonne avec l’arrivée de ses disciples et la fuite de ses opposants principaux: les charrette à chevaux. Qui aimerais se faire marteler le dos de sabot ? Certainement pas le serpent.

2:22

Filed under: musardises,- Marineee — Marineee @ 02:22

Si vous me cherchez, je serai chez moi.

Nuit de dimanche à lundi

Filed under: - jo_letaxi — jo_letaxi @ 00:38

Va-t’en maintenant, s’il te plaît. Ou même si ça ne te plaît pas.

De toute façon, tu t’en fous, alors autant sortir de ma tête pour de bon.

 

Filed under: musardises,- bleu.quentin — bleu.quentin @ 00:13

Les batiments

Filed under: musardises — bleu.quentin @ 00:10

Le soleil qui se fond sur une façade de béton est pour moi la plus grande image du bonheur

J’ai trouvé un certain réconfort à aller visiter des inconnus quand la nuit tombe.

Filed under: musardises,- bleu.quentin — bleu.quentin @ 00:08

J’ai trouvé un certain réconfort à aller visiter des inconnus quand la nuit tombe.

Tout était prévu, je ne laisserai pas la solitude passer la porte, il me suffisait de moi-même la franchir pour aller sonner chez l’Autre. Je suis toujours surpris de l’effet que je leur fait et de leurs façons. J’aime à me dire que là est mon but, de rencontrer tous ces garçons, de les questionner sur leurs mondes, bien moins sur la raison de ma présence dans leurs draps.

Cela me prend comme une autre naissance, une parenthèse hormonale, dans laquelle j’ai un masque royal, qui franchit tous les murs de la ville. La gêne ne peut plus me toucher lorsque je les regarde dans les yeux sans même parfois connaître leurs noms. Elle m’apparaît minuscule quand il s’agit d’osciller entre l’appétit sexuel et le manque profond d’amour des hommes qui me font face.

10 janvier 2021

problèmes de couleurs

Filed under: - Die.final2.psd — Die.final2.psd @ 23:44

des jours heureux

Filed under: - fabiola — Fabiola @ 23:12

(dans tes draps)

Filed under: - juliette — juliette @ 22:56

le repos dans le lit nuage

Filed under: - Amélie — Amélie @ 22:46

 

little sugar knight

Filed under: - le_nouketou — le_nouketou @ 21:04

/La maison rose

Filed under: musardises,- moïra — MOira @ 17:16

« On appelle ça une étape, c’est un moment que l’on retire de ce que tu devrais connaitre »

«Je n’ai toujours pas le droit de voir ? »

« Pas de la manière dont tu l’entends, ça n’aurait aucun intérêt. C’est toi qui va choisir l’étape, elle ne va pas apparaitre comme par magie autour de toi. Il faut qu’elle soit la depuis longtemps. Le tunnel n’est que son simple support. »

« Il faut que je pense ? »

« Utilise le moyen qui te sembleras le bon »

« Comment je sais que c’est le bon ? »

«  Tu le sais c’est tout. »

«  Et toi, comment sauras- tu lequel est le bon ? »

«  Je ne sais pas les choses, je ne fais que te singer pour que tu me comprenne. Nous ne somme pas même. Il m’est impossible de savoir si ton étape est la bonne, car aucunes de celles que tu soumettras au tunnel ne sera assez proche de ce dont tu as besoins pour sortir. »

« Alors à quoi bon proposer mon étape si jamais je ne sort ? »

«  Le tunnel n’est pas de mon fait, c’est à ton peuple qu’il doit sa naissance. Vous aimez jouer avec ce qu’il vous est impossible d’entendre. Je ne suis là que pour appliquer ce qui doit être fait une fois ton étape achevée »

«  Je ne me souviens pas du peuple »

«  Tu n’as pas besoins d’eux ici, c’est un moment qui ne se produit qu’avec ma seule compagnie. »

« … y’ en a t’il eu d’autre comme moi ? »

«  Voila des mots que vous finissez tous par m’adresser. C’est le propre de vous que d’être un moi. »

« … »

« Trouve ton étape, le temps va te manquer pour jouer »

«  Jouer quoi ? »

« La suite »

Envol

Filed under: - zeal — Zel @ 11:38

Prend ton envol

Voleur lové

dans ta trappe

rampe à tâtons

t’as tant d’envies

attends l’voilier

vois l’vent s’lever

frivole.

Carnet rouge

Filed under: musardises,- Franck — Franck @ 06:15

Samedi 2 Novembre 2019

NABUCHODONOSOR

Terrasse, 12H10

Rouge « pays de Gascogne »

Cigarette « 1637 » blond.

6H27

Une journée  passé trop vite, une nuit trop courte. Le jour n’était pas encore levé. Après une brève respiration par la fenêtre froide et humide de l’appartement, l’envie me pris de partir. Rien pourtant ne poussera à fuir. Tout était à peu près propre, la vaisselle sèche, le linge plier, stylos, croyons et papier au garde à vous… Tout m’attendait et pourtant. L’envie me pris de partir, de tout basculer, de prendre la tangent. Une digression dans une journée banale. Prendre le large, respirer, voir du pays. Voilà. C’est çe que je ferais aujourd’hui ! *** 6H40 destrier sellé, hennissant et rugissant d’impatience, le départ se doit d’être bref, sans remords, sans regrets. La route encore humide l’air frais prenant à la gorge… c’est comme ça les aventures. 6H55 sur la route.

Quel destination ? Mmmm Saint Malo.

Une direct mène à saint Malo. Une double voie traversant les terres bretonne, peu de charme et plutôt monotone, mais à cette heure ci, sans voiture et dans cette fraicheur matinal on, se laisse bercer au grès des kilomètres

. Le conteur électronique affiche un bon 140 kilomètres par heures. Une vitesse rapide mais pas excessive au vu des circonstances. *** La route défile, le paysage lui est noir, les phares ne montrant qu’une direction, on avance. 7H37. On arrive près de la mer. Le soleil à déjà enrobé le ciel d’un doux gris pale et le vent se fait ressentir malgré l’écharpe qui flotte au vent. La mer est la. Bien loi de la digue d’ailleurs. La marrée ! Un mot qui semble oublié. Un mot qui l’on ne prononce pas souvent mais qui pourtant encore et toujours sans cesser depuis la nuit des temps. Curieux. Une longue plage de sable se dessine au bord de ST Malo. La mer est houleuse et laisse sur le sable de longue langue d’écume blanche. Au loin une pente en béton descend sur la plage.

Je descend de mon destrier, Ote mon casque activement et trottine vers la plage. Sous mes pieds le sable est dure, lisse et de couleur cuivrée. *** Après tout, pourquoi pas ? Je renforce la bête de metal, démarre au car de tour, le casque sous le bras, me voici dans mal pente. Je m’arrète à 3 ou 4 centimètre du sable. D’un coup de Gaz rageur je débarque !

Le Sable confère une drôle de tenu de route. Les roues semble perdus, sans repère, sans appuie. Je me souvient alors de ces hommes, debout sur leurs montures, affrontant les dunes du Sahara. Un seul mot d’ordre, Gazzzz. En tournant la poignée, le poids de la moto se transfert à la roues arrière, libérant ainsi l’avant de toute contrainte physique. Seul le regard compte, la moto vas là ou l’on regarde.

Rouler sur la plage !

Quelle sensation, l’air dans les cheveux, le nez au vent, on roule. Regardant la mer on joue avec elle, avec la l’écume, avec les vagues. On se fait vite surprendre à rouler trop près d’elle. Brusquement la mer se brise sur la plage. L’eau monte vite, d’ailleurs il est trop tard pour changé de trajectoire ! L’eau est sous nos roues ! On navigue alors dans une gerbe d’eau saline, projetant ses gouttes sur mon visage. Et aussi brusquement qu’elle est apparu, la mer se retire. On élargie alors la trajectoire et on sourit. Au bout de 4 ou 5 aller et retour je m’arrête, regardant se flot perpétuel et devant un tel mouvement l’Homme, l’animale ou la machine ne peuvent qu’abdiquer.

Keep faith

Filed under: - Die.final2.psd — Die.final2.psd @ 00:54

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