Errances

12 février 2021

monstre

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9 février 2021

Je perds toute consistance devant cet homme aux oreilles percées mille fois.

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Je perds toute consistance devant cet homme aux oreilles percées mille fois.

Des bijoux sonores et brillants, le reste à m’en faire crever : j’ai détesté ses façons, me suis plié à son style, nous avons même partagé une nuit. Voilà le grand malheur, s’il en a de si beaux, il sait briser les masques. Il sait se passionner pour des vieux chants sans en retenir les mauvaises manies, quant aux chants de nos jours, il en est le récit. Il a tout, il est tout, il ne le sait pas, il est de ces grandes images.

Ah ! Et il m’embrasse bien sincèrement. Moi je me vide à l’observer s’entourer de tous les bons avis, de voir les gens s’engorger dans ses grandes scènes. Dîtes moi pourquoi les jolis garçons me rendent vide.

6 février 2021

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Anarchie relationnelle

ne pas mettre de mots sur des relations

aucune boîte

aucune case

pas de relation privilégiée

29 janvier 2021

Les yeux

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De l’oeil sont projetées les images. Celles-ci s’y plaisent aussi volontiers.

Il y a de ces projections que l’on enfilerait d’un lien de coton, à garder au creux du cou. Vous êtes toujours plus beaux à mes yeux, ma caméra incarnée.

25 janvier 2021

Le poids des Autres

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22 janvier 2021

Le visage aux yeux ouverts

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Celui-ci est un appel au réveil. Que vos yeux grands ouverts vous décharnent le corps, il est grand temps de voir : c’est l’Autre qu’il faut questionner, c’est dans son expérience que tu peux t’émanciper. C’est dans le geste attentif que tu aperçois ces noeuds dans sa peau, de petits récits qu’il te faut parcourir.

Ne plus se regarder, mais bien se voir.

12 janvier 2021

Les masques de Claude Cahun

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Mon amie n’est jamais masquée,

Elle a ce pouvoir de s’animer à même la peau.

Mais de ces bijoux dont elle me voit me parer,

Ne sont que des épisodes de moi-même,

M’a-t-elle affirmé.

11 janvier 2021

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J’ai trouvé un certain réconfort à aller visiter des inconnus quand la nuit tombe.

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J’ai trouvé un certain réconfort à aller visiter des inconnus quand la nuit tombe.

Tout était prévu, je ne laisserai pas la solitude passer la porte, il me suffisait de moi-même la franchir pour aller sonner chez l’Autre. Je suis toujours surpris de l’effet que je leur fait et de leurs façons. J’aime à me dire que là est mon but, de rencontrer tous ces garçons, de les questionner sur leurs mondes, bien moins sur la raison de ma présence dans leurs draps.

Cela me prend comme une autre naissance, une parenthèse hormonale, dans laquelle j’ai un masque royal, qui franchit tous les murs de la ville. La gêne ne peut plus me toucher lorsque je les regarde dans les yeux sans même parfois connaître leurs noms. Elle m’apparaît minuscule quand il s’agit d’osciller entre l’appétit sexuel et le manque profond d’amour des hommes qui me font face.

27 décembre 2020

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Je ne sais pas quoi penser de ce film

De jolies images

J’ai envie d’être amoureux

Gneugneugneu

22 décembre 2020

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13 décembre 2020

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8 décembre 2020

Les masques

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4 décembre 2020

Je m’accomplis dans vos histoires

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27 novembre 2020

Marie

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Aujourd’hui Marie est venue nous rencontrer sur la jetée, inquiète des soudaines envies de s’immerger, par les temps qui courent. C’est de la sienne dont elle nous parlait, depuis la perte de son mari Gabriel.

  • « Nous formions un seul coeur ! »

Je lui ai répondu que c’était beau, elle nous parlé de ses dernières années en Italie, de sa peur de la mafia, du Vatican, je lui ai dit que j’étais sûr qu’il lui en restait de jolis souvenirs.

  • « Vous êtes gentil de penser à moi ! »

Elle nous a parlé de ces textes anciens qui ne mentent pas, elle nous a dit que l’on vivait la fin, celle du monde, et qu’il allait renaître. Nous sommes le nouveau monde, elle nous passait la main, sûrement.

Marie tu nous as fait pleuré à nous laisser là sur la jetée, tu nous as dit que tu te demandais pourquoi tu étais resté seule sur la Terre sans Gabriel, et bien voici. Puisqu’il nous faut prendre du temps, comme tu dis, je prendrais le temps.

J’ai cru à une envoyée des cieux, pour me rappeler mon âge. Tu nous as demandé nos prénoms, Marie j’espère aussi connaître un jour les paysages d’Italie.

25 novembre 2020

L’éducation (c’est compliqué de changer de position pour dormir)

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J’envie ces dormeurs tempêtueux, comme échoués. Des membres éparpillés, cheveux acharnés, vastes couettes à serpenter, surpris par la fatigue, à se retrouver là, à demi chorégraphiés. Des ventres à l’air, sans jamais besoin d’abri.

Dans des lits trop serrés on finit par s’endiguer dans une vie trop bordée !

22 novembre 2020

Réseau

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20 novembre 2020

Amour pluriel, ou ode à la polygamie

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Je commence lentement à me faire à l’idée que l’intimité est une chose à laquelle je n’aurai accès que par l’étude et la représentation.

Les relations à deux pôles me font peur, les silences obligatoires que j’admire tant chez les Autres sont des lames au creux de mes paumes, le rire devient une performance.

De toute évidence je ne saurai qu’aimer de loin, je ne sais dire qu’à l’un que j’aime l’autre, et cela ne me va pas.

Alors il y aura l’un et l’autre à la fois, et j’aimerai les deux, les trois, les quatre, et on se passera le mot.

19 novembre 2020

Je ne suis pas de ceux qui sont ce qu’ils sont

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Je veux dire, j’ai de ces amis qui sont et qui ont toujours été, sans vraiment le savoir, mais finalement toujours en pleine conscience de cette complaisance, comme une forme ronde que l’on remplirait soigneusement d’une encre opaque. Ils sont ces formes opaques, comme une évidence de l’être qui vous trouvera là où vous êtes au moment même où vous y êtes, avançant au même pas que la vie.

Ils apparaissent complets, connaissant chaque réplique de leur acte, laissez moi vous dire que là est la culminance de leur existence : la leur n’est pas un acte. Quand ils se rencontrent ils se savent comme ils savent que je ne suis pas tout à fait, alors je les regarde, j’ai la chance de les reconnaitre aussitôt, des oeuvres parfaites.

17 novembre 2020

Glaner des mains intimes

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13 novembre 2020

La clé d’Atal

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La clé d’Atal (croisement avec le personnage de Zélia)

Ne pensez par échapper à Blu, à son trousseau guérisseur. Nombreux sont ceux qui ont fuit, bien trop appréhensifs d’ouvrir leurs entrailles. Mais il viendra vous vitrer, même du haut de votre vaisseau spatial.

Il aime le noir autant que vous aimez le blanc.

Atal avait fuit lui aussi, l’humanité et ses croyances ésotériques, horrifié de leurs élans d’intimité.

Blu l’avait bousculé, un soir d’hiver sur Neptune, mais Atal s’accrochait à sa clé, personne ne devait entrevoir ses démons d’enfance, ceux qui l’avaient formé et déformé.

Mais Blu fait toujours raison, sa misanthropie n’était qu’un joli masque façonné par le deuil d’un amour jamais vraiment connu.

Blu s’en allait, dans le silence de l’univers résonnait alors le bruit métallique d’une nouvelle ami parmi son trousseau.

Il y a des soirs où l’on se couche avec Blu

Filed under: musardises — Étiquettes : , , , — errant @ 14:00

Il y a des soirs où l’on se couche avec Blu

C’est un peu comme la légende urbaine, personne n’en parle mais les portes se ferment quand on l’entend gratter les murs. Et tout le monde y passera.

C’st la masseuse, la gardienne des trousseaux, forçant l’entrée des foyers pour y voler vos clés. Laissons nous faire.

C’est la seule qui nous la demandera poliment, cette clé.

Elle ira soigneusement fouiller au fond des mauvaises heures, parcourir les déceptions, errer dans les spleen pour y confectionner le meilleur de nous-même. Un talisman, dorure sublime, qu’elle ajoutera à son trousseau, et dont elle vous donnera le double.

Blu

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12 novembre 2020

La mémoire des corps (ou l’odeur la plus repoussante du monde)

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Toujours faire confiance à son corps

Si celui-ci vous dit de vous méfier, méfiez vous

 

Vous saviez que la perception d’une mauvaise odeur était une alerte de votre cerveau, pour vous dire de ne pas vous approcher, de ne pas ingérer, parfois même de fuir immédiatement

De même, la peur est une réaction immédiate à un potentiel danger.

 

C’est cette lignée d’humains et leurs faiblesses, qui t’ont filé ces réflexes, grimacer à l’approche d’un détritus, lancer des alertes à la vue de quatre paires de pattes.

Moi je voudrais savoir s’il existe le même processus pour les corps, si l’on peut reproduire ces traumas. Absorber tellement quelqu’un qu’on en imprime sa contreforme dans la rétine, et que celle-ci ne s’effrite jamais.

En train d’expliquer à un garçon inconnu pourquoi je crois en l’humain

Filed under: musardises — Étiquettes : , , , , — errant @ 00:32

Alors oui je suis peut-être naïf, mais j’ai pourtant bien l’impression qu’avec un peu d’empathie et d’intimité on pourrait tous mieux se porter. Ne sortez pas les arcs-en-ciel, je vous parle de communiquer, d’avouer ses fragilités enfantines et de se laisser écouter.

Ce n’est qu’une ébauche, mais j’y crois. Bien sûr que toi tu es bien plus adulé, en affichant ton dédain pour un monde déjà brûlé. Je ne comprends pas cette mode de la dystopie, on s’affiche tous enchaînés et ensanglantés, sur des fonds en béton, et puis crâne, barbelés et seringues.

Si j’en suis mes instincts on est tous là pour se rentrer dedans, pour se toucher et se pleurer dans les bras. On est tous là pour l’Amour, les amitiés et les corps. On est tous là au moins pour le sexe.

Alors moi je préfère essayer de nous sauver plutôt que d’afficher ce dédain, trop facile de parler de destruction, parlez moi de la suite. Je veux tout détruire, mais on se retrouve après, dans les ruines. On mettra deux trois posters sur des murs décharnés.

3 novembre 2020

Eye contact

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Appelez moi simplement Quentin

2 novembre 2020

Vous êtes beaux à travers ma caméra

Filed under: musardises — Étiquettes : , , — errant @ 20:43

(Je suis très fier de ce dessin)

Je rêve d’être Agnès Varda mais ce n’est pas possible

Filed under: musardises — Étiquettes : , — errant @ 20:42

Avant, tout était exceptionnel, chaque parole devenait une légende urbaine

Maintenant que tout est partagé à grande échelle, les mots n’ont plus la même valeur, les images non plus

Il y a encore ceux que vous faites taire, celles que vous détenez,

Et moi je suis là pour les trouver, les faire ou les montrer

la tourmaline

Filed under: musardises — Étiquettes : , , , — errant @ 01:22

C’est donc de ces absences

Dont j’ai parlé aux autres absents

Un garçon m’a conseillé de me procurer une pierre noire, de la fréquenter de près. Je l’ai cherchée, d’abord aperçue, puis appartenue. Depuis elle me pend au coeur tous les jours, cela en devient obsessionnel, j’en ai fait mon vaisseau de guerre : j’ai tout misé sur elle. Ainsi le mois de Septembre était pendu à ses côtés, sur un fil de coton.

C’est peut-être grâce à elle que tout me réussit, le beau monde et la sympathie. Ou peut-être pas

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