Errances

1 octobre 2022

Louna

Filed under: - Louna — Louna @ 13:39

30 septembre 2022

Filed under: passerelles — eejit @ 19:41

cécile coulon

ps : je ne sais plus où est ma place

je prends de la vitamine C

Filed under: - carnage — carnage @ 18:58

On est vendredi soir et je ne sais pas trop quoi penser, la fatigue me rattrape d’un coup, sans prevenir.

Je mens : elle a prevenu.
Ces deux dernières semaines, je laisse des messages en suspens, ignore leur existence par fatigue anticipée. Ou alors, je me contente du minimum : oui ça va – un peu débordée récemment – c’est la reprise – oui on se voit en octobre – non je n’avais pas vu ton message.

C’est pas cool pour les interlocuteur•ices, surtout quand c’est mes parents.

Mais ils n’en savent rien, ça les satisfait, et je suis honnête parce que oui, ça va, je suis un peu débordée et c’est la reprise.

A plus, je vais répondre à mes messages en attente ●

Filed under: - evan — evan @ 18:12

La vie est vaste l’espace est beau

Filed under: - marion — Marion @ 17:30

Exister dans l’automne comme une ombre nouvelle
(Oui j’aime bien aller mieux mais pourriez-vous aussi sauver mes amis)
Exister dans le froid qui nous laisse respirer quelques instants au milieu de la fin du monde
Où – le croyez-vous ? Je n’y crois presque pas – il y a encore de la beauté
Encore du grave encore du délicat
Tout n’est pas dévoré par les machines et leurs grincements ne recouvrent pas le battement d’ailes de ma boîte aux lettres

La vie est vaste l’espace est beau
Ça y est, les matins sont bleu sombre et frais comme une nuit de décembre
Rennes coule en reflets depuis ma fenêtre
Vingt-quatre heures qui rétrécissent comme le jour s’enfonçant dans l’hiver
La passion, il est vrai – la passion dilate le temps
Happées par un trou noir les heures retrouvent un peu de la magie qu’elles avaient à l’enfance

la minute épistolaire (1)

Filed under: - marion — Marion @ 16:52

Parfois j’écris à mes ami.e.s et dans ces moments-là j’aime bien me comporter comme un poète du XIXè ; ça peut surprendre ; mais en fait ça fait vraiment du bien. Alors voilà un morceau de lettre, prenez garde, ce ne sera sûrement pas le dernier.
(Exclu totale puisque vous lirez ça avant elle, je ne sais pas trop quoi en penser ; je choisis de trouver ça fun)

« Voilà ce que je peux te dire : tout va trop vite pour moi. Je suis arrivée à Rennes hier, je repartirai demain, les dessins flottent et défilent si rapidement devant mes yeux qu’ils ne peuvent presque jamais trouver le chemin de la page, c’est frustrant, frustrant.
L’empressement de la vie trouve son apaisement dans la lenteur des grands événements, et une heure sublime se construit et se paie en années : un instant seul ne suffirait pas à la porter, il lui faut le socle du passé et la puissance incomparable du temps. »

salut c’est claude

Filed under: - claude — claude @ 15:21

bonjour je suis claude

en réalité je m’appelle claudine mais tout le monde m’appelle claude parce que j’ai les cheveux courts et que je suis un peu garçon manqué

j’ai un chien qui s’appelle dagobert

d’habitude j’aime beaucoup manger mais aujourd’hui c’était un peu moins bon parce que j’ai pleuré dans mon assiette

Les lapins conservent la culture

Filed under: - Siri — Siri @ 12:49

extrait d'un rêve

29 septembre 2022

Filed under: - evan — evan @ 20:51

Ma première publication Errances

Filed under: - camille.bly — camille.bly @ 20:46

Pourquoi j’ai dessiné une tasse : je ne sais pas. En revanche, ce que je sais, c’est que j’ai réussi à faire ma première publication sur le blog :)

Papier Timbré

Filed under: - marion — Marion @ 18:33

Hier soir au Papier Timbré – l’improvisation des musiciens aidait étrangement à la liberté du stylo, qui vibrait et dansait sur la feuille, encouragé par la tête qui bougeait sur le rythme ; les dégringolades de notes ; les renâclements de la batterie…

eho

Filed under: - carnage — carnage @ 17:12

c’est comme ça que ça marche
ici ?

ventoline

Filed under: - Fevriax — Fevriax @ 15:38

imagine je perds ma ventoline et je meurs

claude

Filed under: - claude — claude @ 15:09

Jour 1

Filed under: - latige111 — latige111 @ 14:04

Ce matin j’ai nettoyé et mis à sécher les trucs glanés cet été à l’abri des flots avec Aurora. J’me suis dit que c’était un peu bizarre d’avoir ramassé des pinces de crabes « au cas où » mais que ça me ferait un truc à raconter pour le premier jour d’errance

marion

Filed under: - marion — Marion @ 13:24

carnage

Filed under: - carnage — carnage @ 13:15

Fevriax

Filed under: - Fevriax — Fevriax @ 12:27

latige111

Filed under: - latige111 — latige111 @ 12:11

Siri

Filed under: - Siri — Siri @ 11:56

Lyja

Filed under: - Lyja — Lyja @ 11:27

Louise

Filed under: - Louise — Louise @ 11:17

camimille

Filed under: - camille.bly — camille.bly @ 11:07

manon.gdd

Filed under: - Manon.gdd — Manon.gdd @ 10:48

evan

Filed under: - evan — evan @ 09:49

31 juillet 2022

Joyeux Mois d’Août

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 23:56

11 juillet 2022

Cadeau

Filed under: - zeon — zeon @ 10:16

9 juin 2022

Francois Amisse

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 02:02

Un jour parfait, des regards complices, des jours prometteur, des palpitations d’oeuphories, et l’inquiétude que l’idylle s’en aille.

Encore affamé d’enthousiasme, incapable de dormir, allons voir les copains au bar jusqu’à la fermeture.

Va-t-on poursuivre la soirée, quelqu’un habite loin mais promet une bonne bouteille.

Un passant demande la direction de la villaine,

il veut sauter.

On le suit,

On lui parle

On lui demande où il va dormir.

Il balbutie les mots d’un ivrogne. Esquive le sujet « je vais pas sauter, promis ».

Saisit le bord du pont

On insiste, on veut le raccompagner jusque chez lui

Il accepte jusque république.

Il est tard, pas de bus.

Je suis seul avec lui maintenant.

Il me dit de le laisser tranquille et part dans la première rue.

Je le suit.

Je dormirait pas sans avoir vérifié.

Il s’arrête pisser. Il blague aux passants, gênés mais amusés.

Il continue. Je le suis de loin.

Les rues qu’il choisi s’approchent du canal.

Il s’arrête sur un banc prêt d’un rond point.

J’attends au coin d’un mur. Je regarde ponctuellement.

Il disparait.

Une rue sans lumière. Un fumeur marmone du PNL.

Je l’ai perdu. Je n’ai pas mes lunettes. Je ne vois pas de loin.

La rue mène au canal.

L’eau est noire.

Un passant m’assure ne pas l’avoir vu.

Je dois dormir.

 

24 mai 2022

Filed under: - eejit — eejit @ 18:52

Je pense que c’est difficile d’être heureux quand tu es extrêmement lucide. C’est plus dur d’être heureux quand tu es lucide de tout ce qui se passe, de tout ce que tu traverses, de tout ce que tu entreprends. Je pense que c’est plus dur de comprendre les dessous de… En fait, je pense qu’il y a deux types de lucidité: il y a la lucidité de « pourquoi je fais ça », ça c’est intéressant, c’est même carrément irresponsable de ne pas l’avoir. Mais il y aussi être lucide de ses affres, être lucide de ce qu’il y a tout au fond de toi, du petit truc qui crie et que tu peux dire à personne. Et ça, je trouve ça parfois compliqué. Je trouve ça dur d’être heureux quand tu sais ce qui crie au fond de toi.

Quand on est habitué à faire des blagues sur tout et quand on est habitué à tout analyser, on se met à avoir un recul avec la vie quoi. Et du coup le fait d’avoir un recul avec tout ce qu’on rencontre, ça fait qu’on peut difficilement être heureux, parce que le bonheur c’est frontal, le bonheur ça tape, tu comprends pas pourquoi ça te tape, alors que nous dès qu’un truc nous tape, dès qu’il se passe quelque chose, on l’analyse, on se dit « pourquoi c’est arrivé comme ça ? », pourquoi ceci.

panayotis pascot via le super podcast « les gens qui doutent »

11 mai 2022

La plaisanterie de la ligne 4

Filed under: - eejit — eejit @ 19:18

Je l’ai tout de suite repéré parce qu’il lisait un bouquin des éditions Gallimard, cliché de ma part mais je l’ai pris pour un intellectuel et ça m’a plus. Il lisait adossé aux portes du métro, c’était sur la ligne 4 et son t-shirt jaune moutarde était assorti à ses chaussettes. Il devait avoir 36, 37 ou 38 ans, il lisait La plaisanterie, j’ai noté la référence en me disant que je le lirai en pensant à lui. Il lisait La plaisanterie et je me suis demandée si il aurait ri que je l’aborde, mais je pense que ça l’aurait gêné, alors je ne l’ai pas fait. Il est descendu à Montparnasse, derrière moi, et m’a doublé pour aller rejoindre la ligne 12; je l’ai suivi, hypnotisée, avant de me rappeler que j’avais un train à prendre et de faire demi-tour pour la gare.

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