Errances

21 octobre 2021

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 23:05

20 octobre 2021

Fin de mémoire

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 19:57

Un sol que j’oubli

Défile sous ma semelle.

Je vais bien dormir.

19 octobre 2021

Un Casimor-régalien

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 22:57

18 octobre 2021

Des Casimors et le christ-françois

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 22:45

17 octobre 2021

Impressions

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 22:01

La saveur d’un citron lui mordant les dents,

Le dos épuisé par l’assemblage de son temple,

Il s’étonne de l’éclat de la mer quand il sort fumer.

16 octobre 2021

Alliteration en s Pure à affiner

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 23:49

-Si six cent sauces saucés sucent six-cent six saints sans sous, sans essence, aussi sans seins, c’est six-cent six suçons sans-soucis

-Si c’est sans soucier, c’est six cent six suçons sans cesser ! Ces sciences encensent Sissi sous son sas assis sous Cesson.

-Sans saucissons c’est cent soucis cessant sa sussions

-Cessassions ! Sus aux suisses !

-Secessions c’est sensass !

Depuis le 22, avant-première

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 11:25

15 octobre 2021

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 23:24

Le mystère est muet

L’imaginaire palabreur

Ressac sous la lune.

 

14 octobre 2021

Article n°2020-293 n°2020-1310 n°2021-1262 – 35000

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 21:53

Ai raté un jour, problème d’internet, voici le post de la veille

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 10:33

Et si une multinationale offrait la promesse de la disparition de l’anxiété, la tristesse, et toute souffrance emotionelle?
Serait-ce possible ? Serait-ce un outil de contrôle ? Serait-ce une tentative sincère ? Si ça l’était, si ça marchait, Essaierait vous ?
Devons-nous guarder nos souffrances prêt de nous ? Ou devons par tout les moyens les chassez au loin ?
La quête du bonheur idéal, l’acceptation d’un monde imparfait ?
Où l’humain.e doit-il concentrer ses efforts ?
Où vais-je ?

Autant de question que me posent The Red String club, je vous tiens au courant

12 octobre 2021

Apparition n° 6

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 20:39

11 octobre 2021

Apparition n°5

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 22:25

10 octobre 2021

Apparition n°4

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 21:57

8 octobre 2021

Apparition n°3

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 18:07

7 octobre 2021

Apparition n°2

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 19:57

6 octobre 2021

Le Visage-sans-nom partie 3 (fin)

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 15:49

Des livres pleins de noms dans les mains. Un regard lointain appuyé par de fins sourcils légèrement soucieux. Elle me regarde sans me voir. Immobile, je me demande si je suis le premier à regarder son visage, sinon combien de temps me sépare de la dernière fois. En regardant sa posture, une main posée sur la pile que tiens l’autre main, un pied en avant, je comprends qu’elle attends que je m’écarte à mon tour. Embarrassé, je lui laisse la place d’échanger des ouvrages vierges avec ceux qu’elle a amandé de son écriture. 

À son départ, la foule des sans-visages se précipite, animée d’une voracité nouvelle, sur la poignée de volumes qu’elle a édité. Contre l’étagère, ils se pressent avec assez d’intensité pour se mêler en une brume infiltrant chaque page de chaque document. Bloqué, je ne peux que respirer ce brouillard chaud et acide. Mon équilibre affaibli, je prend appui sur une rangée de livres. Autour de ma main je sens les pages aspirer un air de plus en plus épais. Avec l’étouffement viens l’aveuglement, j’oublie la raison de ma présence, ma mémoire devient distante comme le souvenir d’un rêve après le réveil. Il ne me reste qu’un présent submergeant, un vertige grandissant et l’ancre de ma main se crispant sur une couverture de cuir que j’emporte en basculant.

Au sol, l’air, plus léger, me rafraichi. J’y reste, le temps que la nuée frénétique se déplace, appelée par une nouvelle addition à la liste des noms et me dirige vers une table de consultation pour reprendre mes esprits. Ici, elles sont toutes libres, je comprends pourquoi les usagers, ne s’attardent pas dans ces rayons. J’ai toujours dans les mains un exemplaire en cuir. Naturellement, il s’agit d’une autre liste de noms, cependant, celle-ci est manuscrite. Bien que je ne reconnaisse pas toutes les lettres, elles sont remarquablement exécutées. Certains mots sont émoussés, ils ont étés portés, parfois trop de fois pour être lisibles. 

Ça devrait laisser de la place pour y ajouter quelque-chose. Quelque-chose de nouveau, un nom qui n’est pas encore apparu dans l’infini, quelque-chose qu’elle n’a pas écrit.

Je dessine un cercle orné de quelques lignes. Il est au centre de la page. Je n’avais jamais écrit dans l’infini auparavant.

C’est comme crier dans le vent. 

5 octobre 2021

Le Visage-sans-nom partie 2

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 23:48

Je choisis d’étudier le non-spectre de la section des noms.

Sur son passage, les sans-visages s’éloignent avec allégeance. Elle se déplace avec hâte d’un livre à l’autre, les maniant à peine. D’un regard distrait, on jurerai qu’elle ne regarde même pas leurs contenu. Peut-être en recherche-elle un en particulier ? Elle en choisi toujours de très spécifiques. Elle contourne certaines étagères, certains rayons, apparemment sûre de les avoir déjà parcourues, à moins qu’elle agisse dans un chaos dépourvu d’hésitation.

Je trouve dans les livres qu’elle a manié, de petites notes glissées entre les pages. Dans une écriture étonnement ordinaire elle a écrit des listes de noms, sans ordre manifeste. Certains me sont familiers, d’autres simplement inconnus, mais certains sont si étranges, je jurerais qu’elle les as inventés.

Pourquoi ajouter des mots dans la Bibliothèque Infinie ?

Veut-elle perdre les sans-noms à la recherche de leur mot ? Espère-t-elle qu’un d’eux choisisse l’une de ses inventions pour nom-visage ? Est-ce que ça ferait d’elle une créatrice ?

Je dois glisser à nouveau ses petites listes entre les pages du livre que je retourne auprès de ses éternels voisins. J’ai l’impression de commettre une faute, pourtant, je n’ai jamais connu d’autorité dans la Grande Bibliothèque. D’ailleurs, je n’ai pas le souvenir d’avoir rencontré un.e de ses bibliothécaires, mais après tout le bâtiment est vaste.

Les chercheurs-de-noms-visages qui m’entouraient se sont écartés alors que je rangeais un autre ouvrage amandé de liste en rayon.

Elle est là.

4 octobre 2021

Le Visage-sans-nom partie 1

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 22:08

Dans la Bibliothèque Infinie, à la section des noms, on peut voir des torrents d’individus à la recherche d’identité. Sans visage, ni caractère, voici cell.eux qui attendent l’existence.

Les usager.es de la Bibliothèque, les apprécient avec pitié. Bien qu’iels n’en garde aucune mémoire, iels savent avoir fait parti de ce flot de spectres à la recherche d’un mot suffisant pour contenir leurs consciences. Les usager.es craignent de les rejoindre à nouveau, plus que la mort, iels craignent la perte du nom, ou pire, la réalisation d’avoir choisi le mauvais. On préfère donc éviter de rester trop prêts de ces semeur.ses de doutes sans-visages.

À chacun de mes passages, pourtant, au milieu de la foule, je vois un être incarné, figuré et donc nommé. Elle vit parmi eux depuis aussi longtemps qu’il m’a été donné de traverser l’infinité des mots. Quand j’étais spectre moi-même, je ne devais avoir aucune raison de m’étonner de sa présence, mais aujourd’hui, sa seule vision me glace le sang.

Des générations de visiteurs, n’osant s’approcher d’elle et encore moins lui demander sa véritable appellation, lui ont dressé une copieuse liste de sobriquets:

  • La Perdue,
  • Le Visage Sans Nom,
  • L’Indécise,
  • La Bibliothécaire Amnésique

Pour expliquer sa curieuse présences, on se raconte plus ou moins, la même fable:

Son spectre ne pouvais choisir un seul nom. Tous et aucun ne lui ont convenu, dans le doute, elle prend chaque nom qu’elle trouve. Ne vous approchez pas d’elle, elle volera surement le vôtre !

Une autre version raconte qu’elle a voulu changer de nom et qu’en retournant parmi les anonymes elle s’est égaré à jamais.

J’aimerai que ces fables suffisent, j’ai à faire dans cette Grande Bibliothèque, mais je ne parviens pas à me concentrer sur autre chose:

Pourquoi serais-t-elle la seule dans cette situation ? Depuis l’éternité qu’elle semble occuper l’infini Bibliothèque, sans doute un cas similaire serai déjà apparu…

Ce serai certainement la première fois qu’une vieille rumeur de couloir serve aussi bien d’avertissement.

 

3 octobre 2021

La promesse de Solveig

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 23:26

Un manteau nuageux couvre un ciel sélène, une brèche horizontale dévoile le premier cartier de la Lune: Il apparait un œil long qui malgré l’inquiétante minceur de sa pupille, semble poser sur le monde un regard serein. Le fanatique-sans-foi se réveille dans les souvenirs de Solveig. Malgré son cœur qui s’emballe, sa respiration se pose. Cet œil céleste est sa découverte, l’œuvre que ses yeux projettent dans le désordre de l’infini. Elle n’y trouve aucun enseignement pragmatique, ni aucune manifestation divine. Voici, une image qui n’est pas une vérité mais qu’on ne lui retirera pas. On ne débat pas avec le perçu, on le traverse.

Envoutée par cette apparition, Solveig reste un temps sous le ciel. Les nuages ont passés et son œil serein s’est évanoui. Une fois les palpitations assagies, et l’esprit apaisé, la bouche de Solveig glisse ce murmure:

Je suis celle qu’embourbent la jalousie du confort des autres, la déception de la gloire et le deuil d’un amour sincère mais achevé.

Un ver circule dans mes veines pour figer mes os. Il se nourrit du vent des immobiles. Il se régale des potentiels qu’il avorte par étouffement.

J’ai oublié la vérité de ma conscience.

J’ai oublié cette force redoutable qui extrait beauté et sagesse des évidences les plus discrètes.

La musique en sera mon souvenir. Un temple succèdera aux églises. Je le vois dehors, caché dans l’évidence.

Ni la tristesse, ni le regret ne s’en iront. Ce que je découvre a déjà été trouvé. Je suis l’ignorance renouvelée. Ce que je ressens est miens.

Le doute se cultivera sans découragement. Sa sagesse sera ma seule priorité, elle n’a ni frontière, ni contenant. Sa ferveur accompagnera qui sait entendre et accueillir. Avec la misère s’ajoutent le silence et le vertige.

Des chemins de l’action se décidera ma survie.

Je serais mon seul prophète et mon seul messie.

 

2 octobre 2021

Le week-end a commencé

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 02:19

Cette nuit, en rentrant de chez un ami, elle marche en titubant.

Sa gorge gratte, sa voix s’est aggravé peu à peu, s’approchant de l’extinction.

Trop de bières, trop de clopes, trop de rires, trop d’excitations.

Elle rejoins, en zigzagant de ses pieds, son nid pour éteindre une semaine agitée.

Elle s’est épuisée de bon cœur pour oublier sa détresse.

Son pouce droit caresse machinalement sa paume, en souvenir de la douceur de cette peau.

Voici la mémoire du sucre de cette bouche qu’elle ne goutte plus.

La sienne lui renvoi un goût amer relevé par l’irritation de sa gorge.

Des passants la croisent en se tenant la main, leurs regards lui renvoient l’écho de sa futilité.

Peu importe, son instinct déjà a dégainé ses clés et la musique de ses écouteurs s’est faite hypnotique.

Cinq ou vingt minute plus tard, elle ouvre la porte de sa piaule, va pisser, et oublie les pensées, parfois profondes, que sa conscience lui a murmuré.

Elle s’étale dans un lit posé au sol, que ses draps encore sales ne couvrent que partiellement.

Le week-end a commencé.

 

1 octobre 2021

A propos de l’Art

Filed under: passerelles,- Casimor — Casimor @ 21:03

L’art est le terrain des subjectivités qui nous séparent et nous caractérisent.

Son sujet est pavé de malentendus, car il mène aux frontières des langages.

Il commence dans les instincts de chacun.es

30 septembre 2021

Solveig ou l’échec du pessimisme.

Filed under: passerelles,- Casimor — Étiquettes : — Casimor @ 18:53

Les yeux creusés sans sommeil, la peau enflée par d’invisibles boutons, un goût infect sous la molaire, Solveig portait le spleen comme un vêtement que l’on oublie de retirer en allant se coucher. Un tissu poisseux, odorant et lourd que l’on n’hôte pas soi-même.

Par manque de compagnie, Solveig s’était attachée au poids de son propre chagrin.

Ne plus y croire était, certes, affligeant, mais à la déception se greffait un certain soulagement: les engagements n’ont plus de valeurs dans la fatalité. Pour Solveig, la fatalité était sa seule certitude, donc l’abattement devenait l’unique posture qui tenait bon.

Pourtant, malgré ses échecs amoureux et son bancal équilibre bancaire, c’est bien sa vocation de pessimiste que Solveig ratait avec le plus d’efficacité. En théorie, voir et croire en un univers régi par la fatalité et la vanité aurait fait de Solveig un exemple de retenue et de stabilité: Comment regretter l’absence de ce que l’on espère plus ?

Ni stable, ni retenue, Solveig n’hésitait pas à oublier son pessimisme dès le passage d’un soupçon d’espoir. Elle se surprend, alors, à danser, à rire, à aimer, à oublier cette misère retrouvée aussitôt que l’ivresse de cette bonne compagnie se dissipe. Elle embrasse à nouveau la fatalité, mais celle-ci, sous le jour d’une désillusion trop fraîche, n’offre qu’une autre vaine promesse. Elle promet l’assurance d’un regard débarrassé du doute: Tout sera pourris, c’est garanti. 

On ne survit pas longtemps à cette posture sans déviations. Et comme tout les désespérés que l’on peut encore sauver, Solveig est trop lâche pour le suicide. Il lui reste assez de doute pour ne pas se détruire trop vite. Alors elle porte le vêtement pesant d’une tristesse léthargique, attendant qu’on le lui retire ou que la mort soit offerte.

 

29 septembre 2021

Apparition n°1

Filed under: - Casimor — Casimor @ 19:03

Bonavinuta Casimor

Filed under: - Casimor — Casimor @ 15:45

Bonavinuta Casimor

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