Errances

28 janvier 2015

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« Nos actes se construisent autour d’un monde à notre image.
Avant qu’elle ne soit vendue comme une marchandise, cette
image fournit à chaque individu un refuge sur lequel celui-ci a la
possibilité de se replier. Cette situation ne peut engendrer que
l’apathie qui, selon G. Lipovetsky, ne doit être confondue ni
avec le nihilisme passif correspondant à la démobilisation de la
masse, ni avec le nihilisme actif et son autodestruction. L’auteur
résume cette situation quelque peut crûment, mais efficacement :
« Dieu est mort, les grandes finalités s’éteignent, mais tout le
monde s’en fout, voilà la joyeuse nouvelle, voilà la limite du
diagnostic de Nietzsche ». »

Alors tranquille, on s’fout à poil avec des cagoules en cuir.

ped_pierre_aigleroyal

Egnégnégnégnégnééé

16 décembre 2014

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Fumer tue, c’est la plus belle propagande/promesse jamais conçue.

14 décembre 2014

Un Dimanche aux Champs Libres

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Je crois que j’aime pas les musées non plus. Tout à l’heure je me suis levé, j’ai marché entre les vitrines. Y’a des reconstitutions
un peu psychées : avec des mannequins. Le premier que j’ai vu, m’a fait sursauter. Je trouve que ces bonhommes figés avec leurs
fringues cheloues, ont plus de présence que les gens qui les regardent : ceux qui louchent sur les vitrines  pleines
de bordel entassé. Je ne sais pas si elle est permanente cette exposition. On m’a dit tout à l’heure qu’il s’agirait des collections
d’un type un peu farfelu. Et donc, les gens regardent. Tu vois leurs pupilles qui rebondissent sur les objets. Vite, elles vont vite
ces pupilles, elles s’attardent pas sur les choses. C’est passé de mode de prendre son temps. Là, je regarde un truc au pif.
Quatre gros volumes en cuir épais marron / rouge, empilés comme ça :

 __ __
l     l      l
l__l__l
l     l      l
l__l__l

En mode Art Déco. Et c’est plein de motifs, c’est assez généreux Je les regarde là, quand j’écris, et je me dis qu’il faut quand même
un peu de temps pour rentrer dans l’objet, pour le saisir. Alors que tout le monde va vite. Qu’est c’que tu regardes mec, qu’est c’que
tu fais avec tes œils là ? Quand j’te vois, j’ai l’impression que tu captes rien à c’que tu fous avec ta femme là, ou ta sœur. Tu balayes,
tu fais des captures de matière. Tu vas aussi vite que ton téléphone, tu superposes des couches de rien pour nourrir ton vide.
Conard de cyborg sans âme.

Mais c’est quand même pas très sympa de dire des trucs comme ça. Parce qu’il y a aussi des gens qui regardent. Mais les autres,
est ce qu’ils sont prisonniers de ce qu’ils doivent être ? Ca pourrait être une idée d’idée, j’en sais rien…

Qu’est c’qui fonctionne pas ?

Dans la ville de Rennes. Avec des p’tits programmes culturels de week-end joliment bien fait. Avec des lignes de bus que tu peux
voir dessiner sur des plans bien organisés. Ces bus qui ont des voies tracées rien que pour eux; bien délimitées. Ces bus, où chacun
à son p’tit siège aligné sur les autres; deux par deux. Ils t’emmènent jusqu’au Champs Libres, le temple de la Culture.
Parce que Rennes, c’est la ville. Ca se cultive sec à Rennes, ça fait parti du bon vivre, troisième au classement. Et ce bâtiment alors;
Divisé en étages. A chaque étage t’as des rayons, avec des thématiques, des sous-thématiques, des mathésous-tiques. Et les livres
sont bien rangés, bien triés, bien classées. Dans leur étagères, entassés les uns sur les autres, c’est la masse culturelle, qui t’oriente
qui te dirige dans les couloirs du temple. Et toutes ces présences rassemblées au sein même du grand sanctuaire de la Culture.
Ca s’en donne à cœur joie avec nos pupilles et nos œils qui vont vite. Y’a du monde, de la matière, ça dégueule d’informations,
de données, c’est l’orgie dominicale ! Tout fonctionne dans la fonctionnalité !

Et mes mannequins chelous, avec leurs fringues de barges ; et le bordel du farfelu de collectionneur au milieu duquel je me suis caché ?
Il y a des couleurs vieillies, des livres abimés, du papier jauni, déchiré. C’est complètement hétéroclite. C’est fou toute cette matière,
ça parait inorganisable. J’ai l’impression que même un enculé de bon Technicien réussirait pas à trouver de systématique de rangement
approprié pour tout ce bazar. Du coup, ils ont tenté de le diviser un peu quand même. Ils ont mis le bordel derrière des vitrines.
Ils l’ont enfermé. Et les gens passent devant avec leur pupilles qui vont vite. Et ils regardent le bordel enfermé; parce que c’est inté-rressant,
parce que c’est ma-rrant. Bobos de merde. Si vous étiez pas là, on aurait pas besoin d’enfermer le bordel.

28 novembre 2014

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25 novembre 2014

brouillon

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L’écran de l’ordi, c’est aussi une image. Parce que dans la continuité de la matérialité dans lequel nous évoluons
à un moment donné, il vient créer une fenêtre. Une fenêtre qui n’entretient aucun rapport logique avec cette matérialité
évoquée précédemment. C’est donc aussi une autre réalité. Une réalité avec ses objets propres. Un bureau, des icônes,
des dossiers. Mais on peut intéragir avec un ordinateur. C’est donc une métamorphose active. Et donc qu’est ce qui se passe ?

Qu’est c’qui se passe contrairement à un tableau dans lequel je ne peux pas rentrer; pas plus que ne me le permettent mes yeux.
Qu’est ce qu’il se passe contrairement à ces infinités d’infinités de réalités que j’ai dans ma tête que ne je peux que fantasmer.
Limité par notre enveloppe physique on appellera réalité 1, ce qu’on ne peut éprouver que par nos sens. L’ouie, le toucher, la vue,
l’odorat, le goût. Cette réalité 1 aurait pu prendre n’importe quelle forme, mais nous l’éprouvons par l’intermédiaire de ces sens.
Elle est saisissable, chacun en a sa propre expérience. Ca reste un centre, sur lequel nous sommes tous des point de vue.
Mais c’est un centre dont nous nous faisons tous plus ou moins la même idée car il est normé, révélé par des structures
qui nous relie tous. Existe-t-il des centre similaires ?

L’ordi. L’ordi est une réalité matérialisée. On l’appellera réalité 2. Les utilisateurs ont tous plus ou moins les mêmes
interfaces, et se déplacent dans les mêmes lieux. On se déplace. Donc on existe dans cette réalité. On existe mais
de manière limité. L’ordi on l’éprouve qu’à la vue, l’ouïe et p’têtre au toucher.les mêmes images en tête pour ça.
Et donc quand on est sur un ordi on est à la fois dans la réalité 1et dans la 2. Ce qui je crois, n’était pas arrivé avant.
les consoles jeux si. En fait dans les consoles on est dans deux réalités aussi. Sauf qu’une console de jeu c’est fait pour jouer.
Ca s’arrête là, c’est un programme. Alors qu’un ordi, c’est bien plus complexe. Avec la console, on existe comme un avatar.
Mais c’est des avatars proposés par le programme. Alors qu’avec internet dans l’absolue tu peux tendre de manière beaucoup
plus précise à ressembler à ce que tu es dans la réalité 1.
Avec Facebook, si tu t’appelles sylvain dupont que tu bosses à findus que t’as trois gosses, 32 ans, que t’habites à Montluçon,
tu peux aussi être tout ça dans la réalité 2.  Fin du coup t’habites à Montluçon-sur-Facebook. mais t’existe comme ça, en tant
que Sylvain dupont. Tu ressembles à tout le monde. T’as une couverture, une photo de profil, et un mur.
T’es un putain de conard en uniforme en fait !

Facebook c’est l’uniforme des cons. Facebook c’est un putain d’horcruxe.

T’existe aussi sur Twitter, sur Pinterest, sur pleins d’autres trucs en fait. Et du coup ? Bin du coup t’es divisé.
En fait les gens d’aujourd’hui avec toutes les interfaces, éprouvent plus à cent pour cent une réalité donné. ils sont partout,
partout à la fois putain. Et ca veut dire quoi ça ? Est-ce-qu’on pourrait être capable d’assumer plusieurs réalités en même temps ?
Est-ce-qu’on est prêt pour ça. Est-ce-que ça va pas foutre la merde ça ?

Bon, pour l’instant la réalité 2 elle est limitée. La réalité 2 on la contrôle de la réalité 1. Quand t’es pas sur Facebook,
ton profil va pas s’animer tout seul. Ca deviendrait flippant là.  Nan en fait ton profil est incapable de faire ça. S’il a pas d’autonomie,
alors ca veut dire que t’existe pas là bas. Mais alors pourquoi est ce qu’on dépense autant d’énergie dans un truc ou on existe pas ?
Donc ca remet pas en cause le fait que dieu a créé la réalité 1. Parce que si on avait réussit a créée une réalité autonome, ca veut dire
qu’on est dieu, que dieu n’existe pas, et qu’on est rien du coup.

Et en même temps notre profil Facebook est pas autonome. mais Internet est ce que ca serait pas autonome. Et ce que ça peut
prendre des décisions tout seul internet ? A priori non. c’est des programmes. Un programme ca peut être autonome,
mais ca restera toujours limité par ce qu’on a bien voulu y mettre. Putain mais nous aussi on pourrait être des programmes en fait.
Est-ce-qu’on est pas limité. Bien sur que si.  Par notre expérience de la réalité 1.   Par notre enveloppe physique. Mais on peut faire
évoluer nos limites par notre volonté. En fait on a de la volonté. On a une volonté interne. Un programme, une donnée à pas
de volonté interne. ouf. Mais la volonté pourrait faire partie du programme. Nan les données n’ont pas la capacité d’évoluer
en fonction de l’expérience des choses. Tout dépend de la connaissance qu’on a du milieu. Et nous on est capable de réagir
post-connaissance. Au pire on est des données bien plus avancées que les données auxquelles on a donné naissance.
Et donc on ne peut pas égaler ce qu’on est. L’œuvre de dieu.  Ceux qui tentent de le faire sont des sales merdes.
Et donc Facebook c’est pas un horcruxe.

Et pourtant cette réalité Internet qu’on a matérialisé peut aussi fonctionner comme un principe d’infini. C’est un espace infini,
dans lequel les données se superposent. Mais le principe d’infini de la réalité 1. le principe de réalité 1 c’est qu’elle est le centre
de tous nos points de vue sur elle-même. Mais nous mêmes sommes des centres de réalité. On pourrait très bien être la pensée
de la pensée. Mais les données de sont pas des centres. internet est un espace bouché. Dieu n’est pas dans la machine.
Cette volonté de matérialiser des réalités intéractives nous mènent au néant.

24 novembre 2014

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ped_pierre_reel

17 novembre 2014

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ped_pierre_beber

16 novembre 2014

Cabanne

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ped_pierre_cabanne

12 novembre 2014

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 21:26

ped_pierre_irrationnel

La crise…

2 novembre 2014

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 20:20

C’est dans cette musique dure et noire qu’ils se vidaient de leur dégout d’être. Tentative de pardon cosmique désespérée.
Au milieu du chaos, les machines toutes puissantes ont déraillé, elles foncent à tombeaux ouverts. C’est la Technique qui
pette les plombs. Elle a créée le néant qui les attire ; force irrésistible. En tête de file, la locomotive noire. Et Satan,
en costard a bloqué les moteurs. Alors, au milieu du brasier, transcendés par l’orchestre infernal, ils descendent dans
la rue. Et c’est là qu’ils secouent leurs petits corps frêles, pathétiques. Ils s’en fichent, ils se déchaînent. Ils dansent aux rythmes
des pistons, du métal brulant, martelé, noyés dans les vapeurs. Et chacun dans sa transe, se projette plus loin que la nuit.
Ils dansent pour exister, pour célébrer ce qu’il reste de vie.

1 novembre 2014

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Il y’avait la musique, elle emplissait la pièce, doucement. Un orchestre, des violons tristes. Et par dessus, à intervalles réguliers, les glougloutements de la cafetière. Spurbulubub……Spurbulubub……Spurbulubub. Et les deux en même temps. Et à la fin du morceau, la musique s’en va. doucement aussi. Il ne reste plus que la caffetière. Spurbulubub

31 octobre 2014

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23 octobre 2014

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 19:08

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4 octobre 2014

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 19:34

Elle arrive toujours avant moi, matière invisible, enroulée sur elle-même.
Elle vient des coins du gouffre. Il y a des portes ouvertes, je ne le savais pas.
Et elle se glisse ; réveillée depuis bien trop longtemps. Et lorsqu’elle bute
sur la pointe de ma langue, ou celle de mon stylo, à coups de mâchoires,
à coups de mots, à coups de hachoirs, ne pourrais-je pas plutôt m’y accrocher ?
L’attraper, l’empêcher de sortir. Ne pourrait-t-on pas retourner d’où elle vient,
rebrousser chemin ? Et je la suivrais dans la brume, flottant, dans un paysage de songes.

L’espace là-bas, n’est-il pas plus vaste ?  un gouffre immense, un univers.
Et je m’y accrocherais, comme à une main, un voile fantomatique.
Au pays de mes peurs, à la source des possibles.

Et je suis là, sur la crête de ce cratère bouillant, depuis bien trop longtemps. Condamné au tour.
C’est vous qui m’aviez dit que je me brulerai quand j’ai voulu descendre. Vous m’avez forcé
à remonter. Et toujours, vous finissiez par avoir raison de moi.

Nique-toi, avec ta peur du vide, avec tes doutes ; avec ta réalité toute pétée, ton vieux prisme étriqué.
Laisse moi faire des demis-tour avec mes œils.

1 octobre 2014

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 23:54

Je crois que l’on ne se sent jamais autant soi-même que lorsqu’on est en train de bouffer.

Et toi, de quoi tu parles baltringue, tu sais pas qui c’est toi même. A force de’t’ronger les ongles, t’as perdu tes mains.

22 septembre 2014

camping

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 16:45

ped_pierre_camping

anetha

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 16:45

ped_pierre_anetha

8 juin 2014

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 00:38

J’aimerais t’avoir à mes côtés
Je crois que c’est tout ce que je voudrais

Alors, est-ce que  je suis prisonnier de toi ?

quelles paroles stupides en apparence.

 

Mais suis-je vraiment prisonnier de toi ?

Brigitte Bardot dans les abimes;

ma Brigitte.

C’est vrai que c’est facile.

manipuler,

se rendre compte,

jouer du discours des gens,

s’amuser avec ;

créer sa place.

Qu’importe ta place

quand tu la vois venir.

Qu’importe cette place

quand tu la vois venir.

C’est notre tour

 

Et j’n’ai rien à faire ici.

 

17 mai 2014

https://www.youtube.com/watch?v=QY5R0Re1hd0&list=PLUsE_ZD12op45ilM8Li1rev-PjCeSlz7J&index=105

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 16:54

Un moteur. seul qui s’emballe. Premiers battements,
Ronflement nourrissant.  Un coeur. Rythme implacable.
Il fait froid. Réveil brutal, forcé. Crépitement dans
le noir. Plutôt qu’une pluie sévère. Insolence. Qui tombe
éphémère. Etincelle provocante, Claques doigt
perturbateurs, résonance enclenchée. Une autre la rejoint.
C’est une virgule. un souffle sec, structure essentielle.
Un fouet, qui marche avec la pluie. Claquements étouffés,
frôlements, fragments de temps brisé. Une voie
bienveillante. Avec elle en cadence, plus lente non moins
peinée. Une respiration profonde, un appel amorcé.
Matière précieuse, disponible, comme un vide habité.
Un souffle chaud, un souffle dense, ineluctable.
Il comprime l’espace, il insuffle la vie.  L’architecture
se meut. Une nappe froide qui la survole. Des poumons,
fragiles. Une respiration puissante. La membrane fine
de l’organe qui souffre à chaque nouvelle inspiration.
Vibrations, pénétrantes, calculées. Intrusion dans le vide.
Inarrêtable, inratable, réglée. Et les tissus s’étirent.
C’est plein d’air, ça sent la rage.  C’est un réceptacle,
une matière malléable, un dragon furieux.  Ca va plus vite,
ça s’énerve. C’est un monstre, c’est une voie qui s’élève.
En mouvement dans le temps, une matière enflammée.
Une vie dans la machine. C’est une naissance.

4 mars 2014

On disait que…

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ped_pierre_...

27 février 2014

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23 février 2014

Cake aux fruits

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16 février 2014

Comanchero

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12 février 2014

Le capitaine

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 18:06

Veille de workshop, ou presque. Et j’ai plus envie d’écrire. Je ne sais pas pourquoi. Peut être que j’aime plus mon texte.
Peut être parce que c’est trop long, voire impossible. Quand c’est la nuit, et que je suis dans mon lit, et que j’arrête pas de penser,
je voudrais tout noter, tout écrire. Je me suis rappelé de tellement de choses, de tellement de noms. En remontant dans ma
mémoire j’ai libéré tout un tas de bribes et de fragments. J’ai rebondis de boîte en boîte, d’année en année, de visage en visage.
J’ai ouvert des tiroirs qui s’étaient refermés depuis bien longtemps. J’ai voyagé au travers de zones enfouies que je pensais
inaccessibles, et dont j’ignorais jusqu’à l’existence même. J’ai labouré, pétris et surement malmené ces parcelles de mémoire.
Une espèce de parcours chaotique, irrationnel et ingérable. Le lendemain, quand je me réveillais, les tiroirs s’étaient refermés,
plus de transparence, plus de fluidité, rien qu’une mélasse opaque et insondable. Le stylo et le clavier ne peuvent rien confrontés
à cet amalgame grondant, mouvant et terrifiant. Il n’y a pas d’embarcation suffisamment rapide pour distancer les souvenirs,
pour les cerner et les figer sur le papier. Ca se vit et c’est tout. On en reparle pas, on ne s’en souviens pas. C’était juste des putains
de mirages. Des illôts qui surgissent, puis disparaissent lorsqu’on essaye de les situer avec exactitude. Il n’y a pas de carte, ni de
raccourcis. On ne peut pas y retourner. Je me suis efforcé de contrôler ce flux de pensées, de censurer cette anarchie, pour y poser
des mots. Et je me suis rendu compte que je n’y arriverai pas. Alors je me suis lassé.
Tout ce qu’il me reste c’est de noms. Des noms qui existent quelque part et qui me m’autorisent à dire que tout ça s’est réellement
passé. Des noms de personnes, des noms de lieux, des dates, des marques, des diplômes, des objets, des musiques et tout un tas
d’autres conneries, dans lesquels on se projette et qui m’ont permis de rejouer le spectacle de ma vie.

Les insomnies c’étaient comme une espèce de plongée dans un sous marin chelou. Je suis la sur mon siège et je regarde par le hublot, et je vois mes souvenirs. C’est pas moi qui conduit, mais je peux voir quand même. Si j’essais d’écrire en même temps que je vois, le sous marin remonte direct à la surface, ou passe tout de suite à autre chose. Et de plus en plus vite, pour que je vois, mais que je ne me rappelle pas. Et le lendemain quand je suis bien réveillé, impossible de se faire une nouvelle virée. Le sous marin est la, mais vu qu’il n’y a pas commandes, je reste sur place. Ca serait comme passer d’une plongée dans la fosse des Mariannes, à une apnée dans ma baignoire. J’aimerai bien rencontrer le capitaine pour qu’il me laisse faire un tour tout seul, rien qu’une fois. Mais le capitaine viendra jamais je pense.

Le capitaine m’a l’air d’un sacré fils de pute.

 

Insomnie

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11 février 2014

Samurai in Autumn

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9 février 2014

Marius

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 19:19

Aujourd’hui est un bien funeste jour.

Marius mon guppy nous a quitté. Je resterai à jamais marqué par tes prouesses amphibies
de haut niveau mon pote. Force et courage à ta veuve Gërtrude, que tu laisses derrière toi, et qui porte tes enfants.

Love.

ped_pierre_marius

Mes amis font de la musique #2

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ped_pierre_mesamis

6 février 2014

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J’achète ma 11,6 en écoutant du Chopin.

3 février 2014

Wallflower

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Close Ft.Fink-Wallflower (Huxley remix)

ped_pierre_wallflower 

Et maintenant j’arrête parce que j’ai des devoirs

2 février 2014

Cell warriors

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Cell warriors_Mayday

 

ped_pierre_cellwarriors

31 janvier 2014

Another Earth

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 21:04

Tales of Us_Another Earth

ped_pierre_anotherearth

 

30 janvier 2014

Mythologie

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ped_pierre_mythologie

29 janvier 2014

Et j’avais peur

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 01:26

J’avais toujours peur. Quand tu rentrais sur le terrain tu voyais l’équipe d’en face se déployer, et tu pouvais facilement situer ton vis à vis. Et moi c’était la merde. Parce que normalement un troisième ligne c’est grand, c’est massif et sa gueule. Dans l’équipe le troisième barre quand t’es gamin c’est le mec à la voix grave qu’est le premier à avoir des poils à la bite. Et moi c’était pas vraiment ça en 6ème. Et j’avais encore moins la voix grave. J’étais soprano avec les meufs pendant les cours de musique: »Ooooh ooooOOOOoo Noéééé Noééé pourquoi t’es pas sur le bateaAUu…… ».

27 janvier 2014

Pourquoi les gens prennent la bleue ?

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 12:06

Et quand on te demande de choisir

C’est comme la pilule
Pourquoi les gens prennent la bleue?

Pourquoi les gens fonctionnent à l’envers?

Quand j’m’écoute
et que j’ai mal à la tête

quand j’m’écoute
ca me paraît évident

Quand j’m’écoute, quand j’fais cet effort

Pourquoi les gens prennent la bleue?

quand j’suis la dans la rue
quand j’suis au milieu d’eux

et que j’nous vois tous

avec un poignard dans le bide

et tout le monde subit
et tout le monde se tait

pourquoi tu te tais?
Pourquoi tu m’ regardes comme ça?
Pourquoi tu m’bouscules?

Pourquoi tu m’agresses?

J’en ai rien à foutre que t’ais la haine

J’en ai rien foutre que t’ais des problèmes

Conard

Pourquoi tu m’agresses?
Pourquoi tu m’insultes?

Et pourquoi j’aurai pas le droit d’te regarder?

Parce que mon regard te fait flipper grosse merde

Parce que j’te fous à poil
Parce que j’te démonte en quatre, que j’t’incise et que d’un coup tu t’rends compte

tu t’rends compte de ta faiblesse
Tu t’rends compte de ta vie d’chien, de ta putain de douleur

Et quand j’te regarde sale merde
Tu t’vois, t’as choisis la bleue

Et tu t’en veux
Tu t’en veux d’avoir tout laissé derrière toi

On était tous pareil, on était tous des gosses
On aurait pu s’entendre

Mais t’as pris la bleue et t’es partis t’planquer

Et dans mon regard tu t’en veux
Parce que j’suis toujours qu’un putain d’gosse

Parce que j’veux rien lâcher
Parce que ça m’appartient et qu’j’ai jamais rien cédé

Et toi t’as tout troqué
T’as voulu t’faire une place

ET t’as pris la bleue
ET maintenant t’as la rage

Tu voudrais tout m’voler
Mais j’cours plus vite que toi

Et j’suis déjà loin d’vant
Pendant que toi tu meurs

A p’tit feu, tu suffoques
tu sais plus d’ou tu viens

tu t’es perdu en chemin
Et t’as les main bouffies.

Et moi tu m’fais d’la peine
et j’voudrai bien t’parler

Mais moi j’ai pris la rouge

Et toi t’as pris la bleue.

Barre toi loin Sandy

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 00:48

 

 

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Barre toi loin sandy

barre toi dans un endroit ou personne pourra remettre ta sale petite face.

Barre toi loin te la carrer dans la chatte ta tendresse sandy

Tu nous met dans la merde la sandy

Barre toi loin sandy

 

25 janvier 2014

Bande de fils de pute

Filed under: sillons,flâneries,sillages — Étiquettes : — errant @ 03:45

comment est ce que je me situes?

T’entends?!!

Comment est ce que je me situs sale pute?!!!

putain

mais niquez vous tous!

TOUS putain!

Sans exception

niquez vous tous

J’vous deteste!

T’entends ça conard?!!

J’te déteste

T’entends?!!
J’TE DETESTE

J’vous aime parce que vous êtes méchants
vous avez même pas idée du mal que vous faites aux gens bande de naze
et j’vous hais juste juste pour ça
pour votre comportement de nazes

vous êtes une énorme bande de naze
et j’vous déteste

et vous vous rendez compte de rien

à quel point vous pouvez blesser quelqu’un

juste en essayant de vous protéger

et vous êtes maladroit

et tous les jours j’vous voit
et ça m’énerve

Alors que vous êtes faibles
sans déconner vous êtes faibles

et vous faites aucun efforts bande de sale fils de pute

j’vous hais

Vous auriez pu me démolir
Vous auriez pu le faire

Mais vous y arriverez jamais
bande de naze

Parce que vous croyez plus en rien
En rien du tout

Vous êtes paralysé par des doutes de merde

des doutes pas humains

bande de fils de pute

 

 

20 janvier 2014

Mes amis font de la musique

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ped_pierre_musique

19 janvier 2014

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ped_pierre_profondeur

17 janvier 2014

Je suis rentré chez moi

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Je me suis levé à 15h30. Il fallait que je rentre chez moi. Avec Leo on a regardé les horaires de bus.
Le prochain passait à 15h57. J’ai  pris un café, fumé une clope, dis au revoir à Juliette, et on est partit.
Sur le chemin on a parlé du copain à Juliette. On était d’accord pour dire que c’était un sale con,
un conard de coké qui respectait personne. On est monté dans le bus, mais les places assises étaient
presques toutes occupées. Je suis allé m’assoir devant et Leo derrière. Devant moi il y avait un groupe
de quatre ados. Ils devaient avoir entre 15 et 17 ans. Ils parlaient fort et mal et racontaient n’importe quoi.
J’étais fatigué, j’en avais marre. J’ai mis mes écouteurs. C’était mieux, j’entendais plus personne.
J’avais juste à regarder. Y’a un rital qui est monté dans le bus à ce moment là avec sa copine. J’me suis dis
qu’il avait la classe. J’ai regardé une fille. Y’a un autre mec qui est monté. Il avait pas l’air très futé.
J’ai regardé une autre fille. On arrivait sur Lyon. Par la fenêtre j’ai vu la Saône, puis le parc de la Tête d’Or.
On est passé devant le Transbo, et le bus a commencé à remonter les quais. Je regardais la ville.
Je ne sais plus à quoi je pensais. Je devais surement me dire qu’elle était belle cette ville, que je m’y sentais bien,
et que si je pouvais y travailler plus tard je le ferai. Je me dis tout le temps ça. J’ai reçu un message. C’était Leo
qui me disait qu’il descendait au prochain. On était un peu avant Bellecour, on longeait le Rhone. J’ai répondu
un truc du syle « Salut poto ». Le bus a redémarré, on a dépassé Leo avec sa valise. On s’est fait un signe de la main.
On est arrivé à Bellecour ou je suis descendu. J’me suis taté à prendre un Mc Do. Puis je me suis rappelé que
ma mère m’attendait au terminus du metro. Il fallait que je rentre chez moi. J’ai pris le metro. Il est arrivé vite,
j’ai pas attendu longtemps; à peine trois minutes. J’ai mis une autre musique. Un truc plus calme, et j’ai regardé.
Comme dans le bus, j’ai regardé. J’étais fatigué, j’avais pas envie de voir ma mère.
J’ai regardé et je suis rentré chez moi.

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