Errances

18 décembre 2021

comment ils ont tout fait exploser

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 19:32

16 décembre 2021

Bruce Willis is coming (et il fait tout exploser)

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6 décembre 2021

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3 décembre 2021

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parfois

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 01:50

Parfois j’imagine que j’ai embarqué dans le même vaisseau qu’elle. On était à deux capsules d’écart mais on n’en savait rien. Imagine, il aurait suffi d’un simple geste pour que les portes de nos capsules s’ouvrent au même moment, pour qu’on se croise dans un couloir et qu’on s’enlace.

1 décembre 2021

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30 novembre 2021

comment j’ai tout fait exploser #10

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les explosions commencent à me manquer

28 novembre 2021

carré de goudron #5

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 23:38

Le même type en colère me prit à partie : « Eh ! C’est toi qui connais le terrain, tu devrais trouver une solution pour qu’on reste ici sans risque. » J’expliquai ce que je pensais, mais il n’était pas satisfait, les autres non plus.
– On ne peut pas quitter cet endroit, on n’a pas bossé pour rien ! On a mis cent ans à rendre la terre fertile, avec la patience de la laisser tranquille et tu voudrais qu’on parte pour recommencer ailleurs !
Ils manquaient de nuance. Je tentais d’apaiser la tempête.
– Écoutez, je… je sais qu’on a beaucoup bossé ici. Et je n’ai pas envie de partir non plus. Mais les solutions sont maigres. La côte s’effondre et c’est justement là l’héritage d’un passé que nous sommes en train de changer. Savoir si les éboulements vont s’étendre jusqu’ici est impossible pour le moment, je n’ai même pas le matériel.
– On n’a qu’à contacter un hameau plus important que le nôtre. Ceux du sud, c’est là où ils ont le plus de moyens. Suffit d’activer la radio pour une fois !
– Mais vous savez que ça prendra du temps dans tous les cas… Et à quand bien même, vous voulez faire quoi ? Qu’on foute du béton le long de la falaise pour pas qu’elle se casse la gueule ? Et contacter d’autres bleds, même pas sûrs qu’ils acceptent de venir.
– Pourquoi pas préparer un des voiliers et partir vers eux ?

C’était rare de recevoir des informations d’autres hameaux, encore plus d’en donner. Il y a cinq rassemblements par an, tous les villages de la région se réunissent. Faut voir le monde. Ça permet de se rappeler les accords, faire le point sur les avancées de chacun et être sûr qu’aucun n’oublie. J’avais entendu dire que dans le temps les informations circulaient partout, sans arrêt, ils ne devaient même plus avoir le temps pour penser. Maintenant, j’avais l’impression d’être pris de court. Dans notre situation, nous ne pouvions pas attendre une de ces assemblées, et un voyage en voilier pouvait se solder d’un échec.

Le conseil prit fin peu après sur un statu quo. On verrait le lendemain.

27 novembre 2021

carré de goudron #4

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 14:35

Le village s’était mis en branle. Fallait qu’on sache, partir ou non. L’angoisse prenait tout le monde aux tripes, semait des débats houleux, des bourrasques d’agitation qui laissaient des embruns amers sur les lèvres. La peur que la côte s’effondre jusqu’à notre village nous faisait vriller. Un conseil avait lieu. L’assemblée réunissait tous les gens du coin. J’essayais de rester calme. Nous n’étions pas sur la côte la plus élevée. Nos terres avaient déjà eu droit à un traitement de désartificialisation et les sols revenus à eux-mêmes, ou restés naturels, sont plus solides, on le sait. Mais un paradoxe tourbillonnait désormais. Était-ce parce que nous enlevions le bitume que le littoral s’écroulait ? C’est ce que beaucoup pensaient. Le pacte planétaire stipulait clairement que la décontamination était primordiale, que ce soit pour les sols pollués par la chimie moderne ou ceux simplement couvert de bitume. Mais si… mais si ce pacte avec la planète rédigé il y a cent-cinquante ans consistait en autre chose qu’une méthode explicite qui nous dictait ce qu’il devait être fait ou non. Nous nous contentions de suivre chaque point et chaque sous-point à la lettre. Certains en avaient perdu le sens : vivre en harmonie avec son environnement, abandonner ce qui corrompt la terre et l’air, redonner un souffle à la nature… Cela demandait de l’adaptabilité. Un type qui ne voulait rien entendre donna un coup dans un des monticules d’asphalte au coin de la salle. Ces petits tas, multiples fragments de bitume arraché, s’élevaient au fur et à mesure que nous en arrachions du sol. Des sortes d’autels qui s’érigeaient aussi bien près des champs anciennement recouverts par le béton que dans nos habitats. Cela permettait de nous souvenir. Ne pas oublier pourquoi nous étions toujours là, ne pas oublier le pacte. Même si je me rendais compte qu’il n’était devenu qu’un mode de vie auquel on ne réfléchissait plus, que nous ne réinventions plus…

25 novembre 2021

carré de goudron #3

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 23:26

Je suis reparti tôt du chantier. Quelques échantillons à analyser me suffisaient pour comprendre l’état du sol. Sur le retour, je suivais des chemins d’herbes où des plantes salines avaient repoussé. Le glapissement des vagues les berçait, m’emportait… Quand soudain, un grand déchirement, derrière, au loin. Je fis demi-tour, vite, les pâtes en sang, couru à m’en couper le souffle. Je foulais à nouveau la route bétonnée mais au bout, à la place de la grande dalle, celle qui cachait l’horizon et la mer, rien que le ressac frappant des gravats. La côte s’était effondrée. Les types de l’époque du macadam ne pensaient pas aux autres. Ils ont rendu la terre fragile, c’est presque beau. Ils nous ont laissé le pied léger sur un sol délicat. J’avais déjà entendu ce genre d’événement à la radio locale, vestige des moyens de communication passés, activée deux trois fois par mois. Les sols sous nos pieds fondaient, étouffés par le béton qui les recouvrait, malades de la merde qu’une autre époque y avait fourré. Y en a qui disent que ça s’est juste érodé, moi je dis que ça reste souillé.

Je me suis relancé dans une course folle pour revenir au hameau, l’écho de l’éboulement avait résonné jusque-là. Certains avaient compris. Des chevaux ont été préparés, des vélos graissés, un type a même proposé de sortir le char à voile mais les vents soufflaient trop faiblement…

24 novembre 2021

carré de goudron #2

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 21:21

Moi, je suis en charge de réhabiliter les sols libérés de leur chape. Leur redonner le moyen de respirer en quelques sortes.

On a abandonné les grands territoires centraux depuis plus de cinquante ans pour se concentrer sur les côtes. Les paysages sont tranquilles là-bas, plus personne pour les approcher. Il y reste deux trois types paumés se disant qu’ils peuvent continuer à vivre comme dans l’ancien monde. Mais chacun sait que le retour est impossible. Après la chute lente du petit confort de l’humanité, qui s’est étalée du vingt-et-unième jusqu’au début du vingt-deuxième siècle, ceux qui restaient ont passé un pacte de non-agression. Pas seulement entre eux, mais avec ce qui les entourait. L’abandon de technologies incompréhensibles pour la plupart de la population, l’abandon des industries, l’abandon de la masse… Cela aussi a été lent, ou plutôt progressif. L’humanité ne pouvait pas tout abandonner d’un claquement de doigts. Mes arrière-grands- parents ont connu les derniers soubresauts des réseaux de communication généralisés, mes grands-parents ont vu les grandes tours démolies par des machines qui se font maintenant plus rares, mes parents ont connu les dernières voitures électriques… Moi, je ne connais que les épaves de ces légendes qu’on démonte minutieusement.

Je vis au bord de la mer, dans une petite maison collective de bois et de toile. Le patelin se trouve sur les restes d’une méga-agglomération balnéaire, au sommet de falaises qui surplombent la mer. Quand ils étaient gosses, mes grands-parents vivaient près de vieilles baraques en ruine à l’ombre d’immeubles démolis. Ils restent deux trois de ces maisons en pierres que les vieux n’ont pas su détruire, les trouvaient-ils trop chargées d’histoire ? On ne se demande jamais ce qu’il adviendra des paysages que nous connaissons.

Sur le chantier je commençais à m’occuper des terrains à désartificialiser, ceux où plus rien ne vivait depuis le vingt-unième. C’est à peu près toujours la même chose : retourner le sol, amener de la terre viable, de l’humus parfois. J’ai entendu parler de types qui ont utilisé une sorte de bestiole, ni plante, ni animal, comme un champignon qui bouffe toute la merde dans les sols corrompus. Ils en déposent un petit morceau et le truc prolifère. Il y a encore de nombreuses recherches à faire là-dessus, c’est fou ce qu’on peut faire en collaborant avec la nature, mais j’ai exagéré sur l’abandon des technologies. Je n’ai jamais eu à prendre le train, je ne suis jamais monté dans une voiture, je n’ai jamais passé de scanner, mais il reste des recherches scientifiques dans des villages plus importants qu’ici, où une chimie sans rejet nocif existe, des hôpitaux, quelques technologies que personne ne s’est résolu à abandonner, bien que leur utilisation soit restreinte…. L’homme a su jouer une musique à la coda différente mais n’a pas su se séparer de tous ses instruments.

23 novembre 2021

carré de goudron #1

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 23:33

Le carré de goudron est un ventre gonflé qui se fissure lentement, prêt à éclater. Dessous, torturées, des racines noires, nouées se laissent deviner. Elles se confondent avec le bitume et on ne sait plus trop si ce sont les racines qui bouffent le goudron ou l’inverse. Parfois, lentement, une main vient caresser un morceau d’asphalte, chercher une prise, trouver la meilleure aspérité. Puis un mouvement sec, vif, une déchirure, le morceau s’arrache, tombe plus bas ; quelques grains viennent rouler jusqu’à ses pieds. C’était toujours le même processus.

Il en avait les mains calleuses et la sueur lui coulait jusqu’au bas du dos, à force de défoncer les anciennes routes et autres grandes dalles dures à la pioche et à la main. Il avait été envoyé inspecter un de ces anciens centres le long d’une route. Le dépavage du chemin avait bien avancé et il fallait maintenant s’attaquer à ce bloc massif qui devait faire office de parking ou je ne sais quoi deux siècles plus tôt. Il était parti avec son équipe, monté sur son cycle quasi neuf, passé par ces routes qu’il s’efforçait de dépaver. Je devais les rejoindre plus tard dans la matinée.

Je vis au bord de la mer, près d’une plage blanche qui vient s’échouer le long de la côte. C’est une longue bande de sable, une colonne vertébrale voûtée par les années. Une ligne de chemin de fer y rouille tout le long, enfoncée dans le sol, rongée par le vent et les embruns, presque disparue. Quand j’étais gosse, je suivais les vieux rails qui finissent écroulés sur la plage. Ça nous menait à des vieux ports, qui devaient dater d’il y a deux siècles eux aussi. De grosses boîtes en métal oxydées jonchaient un peu partout le long de la plage, au bout des rails. Interdiction de les approcher, ça aurait pu péter.

antoine escargot

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 19:33

comment j’ai tout fait exploser #9

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 00:06

22 novembre 2021

comment j’ai tout fait exploser #8

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 23:57

14 novembre 2021

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 13:24

13 novembre 2021

comment j’ai tout fait exploser #7

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 18:44

8 novembre 2021

comment j’ai arrêté la terre

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 23:38

7 novembre 2021

comment j’ai tout fait exploser #6

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 22:49

6 novembre 2021

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 23:46

AAAAAH ARGHH BOUM BRAOUM BIM BAM BAOUM CRIC CRAAAAAC CROC DING DOOONG DANNNG DAMM ERK EEEURK FZZZZZ FIIIIZZ FIUZZZ FTZZZ GRAOM GRRR HAAA HIIII HEEE HOOO HUUU HARGGH IIIII KABOOM KRAKK KABOUM KRACCH OOOH PAN PAM PRAOOUM PRRR PFFZZZ PFFF PRIIIT PLLZZ RACCC RRRHH RAOOM SSTIUUUT STSTST TUTUTUT VRAOUM VRRRR VRAM VROM VRIIIM VRRRT VZZZ WRRR YAAAH YARRH YOUHOUU ZZZZZ ZRRR ZZZF

5 novembre 2021

Ufologie ne doit pas être confondu avec Urologie

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 23:46

Bonjour ! Vous avez des problèmes urinaires ? Vous êtes un extra-terrestre dont la soucoupe s’est écrasée sur Terre récemment ?

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4 novembre 2021

Yves quelle vie

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 21:18

Je pensais qu’Yves Calvi avait une calvoche mais Yves Calvi n’a pas de calvoche.

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 17:11

3 novembre 2021

dans les étoiles

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 19:55

Tout seul dans mon appart-capsule j’ai picolé du rhum. Je me suis dit que c’était bien mérité car aujourd’hui, j’ai fait le ménage… lessivé les sols, dépoussiéré, récuré les chiottes. Tu te dis que, surement, je dois être saoul après une bouteille de rhum, que j’ai dû gerber, que demain je devrai nettoyer, à nouveau. Mais ça va, je me suis enfilé une tonne de pastilles anti-biture qui bourrent le bide quand la gueule l’est déjà. Tu te rappelles ? Les annonces qui passaient, qui nous avaient fait acheter ces pastilles un lendemain de cuite ? Je les finis seules aujourd’hui.

Tu sais, depuis ton départ dans l’espace, je me suis créé une nouvelle vie. Évidemment j’ai changé. J’ai l’impression que depuis ton vaisseau tu peux me voir et, en t’écrivant encore, j’ai l’impression d’être un sale romantique.

Merde je deviens solennel. C’est marqué dans les effets secondaires des pastilles.  Tout ça c’est ta faute. Si tu n’étais là-haut, la bouteille ne serait pas partie aussi vite… Et j’aime pas parler de faute. C’était pas la faute aux autres non plus. La faute à personne. Alors c’était une erreur ? C’est quoi la différence entre une erreur et une faute ? Au final, il y aura toujours méprise.

Il y a quelques jours, j’ai lu que le vaisseau dans lequel tes cendres étaient transportées a explosé en approchant Vénus. Apparemment c’est à cause de l’embargo. Le connard de transformé qui dirige cette planète ne veut recevoir aucun humain, mort ou vif. Tu n’es plus que poussières dans les étoiles.

Je suis bloqué dans ma capsule, l’averse va briser le verre, je suis sûr que c’est déjà arrivé, au moins une fois. Ma capsule-appart exploserait et moi avec. Le tout tomberait, très vite, car j’ai déménagé tout en haut de notre tour. Je traverserais les nuages, m’écraserait sur terre, transpercerait le sol pour atteindre le noyau.

Mais il faudra attendre une autre explosion pour se retrouver, celle de la Terre. Quand la Terre explosera, j’exploserai avec elle car je serai toujours en son cœur et nos poussières s’uniront. Alors je dériverais avec toi et tes cendres.

 

boum

1 novembre 2021

comment j’ai tout fait exploser #5

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 20:56

31 octobre 2021

Z comme ZOGRO

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 23:36

L’intrépide ZOGRO a bouffé tout les bonbecs des gamins qui passaient par là.

POUR FÊTER ÇA, ZOGRO s’est bourré la gueule et a roulé une pelle à son fidèle acolyte.

29 octobre 2021

je cherche un déguisement pour la fête des morts

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 23:52

28 octobre 2021

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 02:16

Je suis avec mes potes, trop pétés, on n’arrive même pas à se faire cuire des p t’es.

27 octobre 2021

L’enlèvement

Filed under: passerelles,- Louis Gipo — Casper @ 17:23

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